vendredi 12 août 2011
la fête de Gaudissard été 2011
Le traditionnel rassemblement de tous les habitants du hameau de Gaudissard a eu lieu exceptionnellement le lundi 8 août à cause de la météo désastreuse.
55 personnes se sont donc regroupées autour d’un apéritif convivial et d’un déjeuner champêtre qui permet de savourer les produits locaux (viandes, fromages, désserts) et les vins biologiques de la cave des Hautes Vignes à Valserre (Hautes Alpes).
Cette année, un seul élu était présent à cette fête de Gaudissard, Monsieur le Maire, Francis Martin, avait prévu de venir la veille et l’ancien Conseiller Général, Jean Claude Catala, qui nous honorait depuis 6 ans de sa présence, était en vacances dans le Lubéron.
Cela n’a pas empêché le Conseiller municipal de Gaudissard, Luc Herry, délégué au PNR Queyras et Vice Président du syndicat mixte de présenter les moments forts de cette année 2010 – 2011.
Il a tout d’abord rendu hommage au Pasteur Bernard Gentil, décédé le 4 septembre 2010 à l’âge de 87 ans, en rappelant qu’il était le créateur de La Maison de Gaudissard. Il avait acheté cette vieille ferme en 1962 pour y ouvrir un centre d’accueil pour les enfants de la DASS. Mais l’accord étant difficile à conclure, il avait créé, après les jeux olympiques de Grenoble en 1968, le premier centre école de ski de fond de France juste avant de lancer l’association nationale de ski de fond (ANCEF).
Luc Herry a ensuite souligné que La Maison de Gaudissard était maintenant tenue par la troisième génération qui continuait d’accueillir les visiteurs amoureux de la montagne protégée. Il en a profité pour présenter aux hôtes le premier gérant de la structure, Roland Preiss, qui a rappelé que Bernard Gentil avait aussi été le moteur de la création de la station de ski alpin de Saint Véran et de Molines et qu’il avait dû trouver des soutiens privés (M. Nogrette) pour mener à bien la création de la station de Molines.
La suite de l’intervention s’est poursuivie sur la présentation de la certification du territoire du Queyras (en octobre 2010) en Italie, de la « charte européenne du tourisme durable » par la fédération Europarc, qui comprend 400 espaces protégés européens.
Le Queyras, qui s’est vu renouveler son label « parc naturel régional » en juin 2010 par le Premier Ministre pour 12 ans, s’inscrit donc maintenant dans cette démarche en affirmant clairement sa position pour un éco-tourisme responsable.
(Applaudissements de l’assemblée)
Luc Herry rappelle ensuite que les nouveaux statuts du syndicat mixte du Parc ont été validés par le Préfet des Hautes Alpes et votés par le Comité syndical du 2 décembre 2010. Ces statuts apportent une petite différence dans la représentativité des différents organismes adhérents au PNR Queyras. Ainsi les communautés de communes du Queyras et du Guillestrois ont maintenant un représentant et les communes du Queyras ont 3 représentants au lieu de 4.
Il souligne la nécessité de défendre la biodiversité et l’agriculture pour contrebalancer le poids du tourisme et les déviances toujours présentes pour urbaniser sans cesse. Les questions fusent à ce moment sur l’installation des nouveaux télésièges, la création de la déviation du Clot la Chalp et de l’implantation de résidences de tourisme sur la vallée des Aigues.
Cela permet d’informer les habitants permanents et les résidants secondaires sur les différents problèmes rencontrés dans le cadre de ces projets.
La déviation du front de neige du Clot La Chalp est une nouvelle fois retardée car le Directeur Régional de l’environnement a pointé plusieurs points non traités comme :
« Le coût des mesures en faveur de l’environnement pas présenté, la concertation locale non réalisée, le résumé non technique très approximatif, la préservation de la qualité écologique du cours d’eau non traitée, les nuisances acoustiques et la pollution atmosphérique non abordées, le Parc naturel régional du Queyras pas contacté… »
Le dossier est donc considéré comme lacunaire et demande a être fortement complété.
La commune de Molines va donc perdre une année de plus, le télésiège ne pourra pas être installé, c’est pour cette raison que Saint Véran implante son télésiège 4 places avec tapis d’embarquement dès maintenant pour une inauguration à Noël 2011. La construction de résidences touristiques au Clot Gauthier ou au Clot la Chalp sont au point mort.
A ce sujet, Luc Herry rappelle l’importance de maintenir un parc locatif dont les propriétaires restent des Queyrassins. Il faut donc stopper les dérives des dernières années qui ont vu des acheteurs extérieurs au territoire utiliser l’espace protégé du Queyras pour réduire leurs impôts et générer des profits.
Il poursuit son intervention en signalant la création du Conseil scientifique du Parc naturel régional en mars 2011. Ce conseil regroupe 25 chercheurs de nombreux horizons dont le Président est Renaud Frossard. Il se réunira 2 fois par an et abordera les sujets de leur choix. Ce qui semble se dessiner actuellement est l’agriculture et le patrimoine.
« Comme je l'avais indiqué lors du CS de janvier les questions relatives à l'évolution récente de l'agriculture et de l'élevage dans le Parc, en relation avec le développement des autres activités, le maintien des paysages (prairies de fauche et alpage notamment) et des patrimoines
(architecturaux, naturels et culturels) me semble pouvoir être un objet de recherche fédérateur. Gilles Bazin. »
Il relate ensuite la réforme territoriale votée par les députés et surtout la réforme de l’intercommunalité avec une réduction massive des communautés de communes. Pour les Hautes Alpes nous passerions, d’après le projet de la Préfète, de 20 communautés de communes à 8 seulement.
Les élus du département ont été obligés de se prononcer avant le 15 juillet dernier et on constate des divergences importantes. Certains élus du Queyras souhaitent se regrouper avec l’Embrunais et d’autres avec le Briançonnais, malgré un vote apparent favorable pour une fusion avec le Guillestrois qui refuse le projet de la préfecture.
La commission départementale de coopération intercommunale devra trouver un consensus entre les multiples avis exposés. Ce schéma devrait être acté par tous les Préfets avant le 31 décembre 2011. A partir du 1er janvier 2012 et jusqu’au 30 juin 2013, viendra le cas échéant l’heure d’imposer les fusions, de dissoudre les syndicats intercommunaux, de rattacher des communes à un EPCI (établissement public de coopération intercommunale). Pour Luc Herry, il paraît plus normal de se regrouper vers le Briançonnais si on regarde l’histoire des Escartons, le vécu politique du Pays du Grand Briançonnais et l’image montagne véhiculé par ces 4 communautés de communes que sont le Briançonnais, l’ Argentérois, le Guillestrois et le Queyras.
(Applaudissements nourris, à nouveau.)
Il aborde ensuite l’expérimentation des vélos à assistance électrique en signalant que cette année la priorité a été donnée aux campings du territoire qui ont donc en réserve 2 vélos chacun. C’est pour cette raison qu’à La Maison de Gaudissard nous ne pouvons proposer cet été qu’un seul appareil en même temps. Ces vélos sont toujours mis à disposition gratuitement. Il suffit de prévoir pour obtenir 2 ou 3 vélos car le camping de Pierre Grosse en possède deux et les Chalets du Queyras, à la Rua, un.
De nombreuses questions suivent à nouveau à propos de la réserve de Ristolas, des sentiers de randonnées, de l’interdiction d’emprunter la brèche de Ruine pour se rendre au lac du Clot Sablé, de la fermeture des gorges du Guil, de l’implantation des molochs à Gaudissard, de la réfection de la route des Adrets, de la création d’une place publique, du remplacement du médecin Françoise Paris qui part le 10 septembre, etc…
La discussion se poursuit ainsi pendant deux heures en grignotant des desserts et en buvant du café ou du génépi.
Avant la fin de la réunion, Luc distribue à chacun des présents (plus de cinquante personnes) la très belle brochure du PNRQ de l’été 2011 en rappelant l’importance de la nouvelle politique de l’éducation à l’environnement portée par les salariés et les élus du Parc. Il rappelle que la Maison de la nature à Ristolas qui s’appelle « l’Arche des cimes » est actuellement ouverte et qu’il ne faut surtout pas la rater !
Il propose aussi à la vente le numéro 82 du courrier du Queyras sur le patrimoine.
20 exemplaires sont ainsi vendus.
L’assemblée n’oublie pas d’adresser une pensée à Françoise Rouquérol, absente pour des raisons de santé, et lui envoie ses meilleurs vœux de rétablissement.
dimanche 20 février 2011
Le tourisme durable
En 1995, sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) la conférence de Lanzarote (Canaries) jette les premiers articles d’un code éthique en matière de tourisme. Les participants constatent que le tourisme est de plus en plus alimenté par les pays riches qui se déplacent vers les pays pauvres sans que l’inégalité qui existe soit quelque peu modifiée.
En France, les urbains en manque de nature, sont de plus en plus nombreux à la recherche de territoires protégés et authentiques. Le mot magique est lâché, l’authenticité va être mise à toutes les sauces à partir des années 95. Le tourisme vert, doux, à la ferme, l’agrotourisme font leur apparition dans les dépliants promotionnels.
Dans les montagnes, l’authenticité légendaire en a pris un coup sur la tête et si les montagnards sont encore là, souvent les financiers sont venus les remplacer pour récolter la mise et profiter de ce qu'il reste de ce patrimoine. La protection de l’environnement, la mise en valeur des paysages, la valorisation des richesses naturelles vont devenir des thèmes porteurs pour attirer les citadins aux sports d’hiver.
Le tourisme durable intègre les objectifs déjà portés par l’Agenda 21 voté au sommet de la terre à Rio de Janeiro en 1992:
1. Prévenir et réduire les impacts territoriaux et environnementaux du tourisme dans les destinations ;
2. Maîtriser la croissance des transports liés au tourisme et ses effets négatifs sur l’environnement ;
3. Encourager un tourisme favorable à un développement local durable maîtrisé par les acteurs du secteur ;
4. Promouvoir un tourisme responsable, facteur de développement social et culturel.
Aujourd’hui, de nombreux touristes sont sensibles à l’impact de leur périple sur la région qui les attire, ils expérimentent de nouvelles formes de voyages. Ils cherchent à être cohérents avec les principes citoyens qu’ils appliquent chez eux, mais aussi à améliorer la qualité de leurs vacances, pour faire du voyage une expérience authentique.
Ils vont donc apprécier de découvrir les savoir-faire locaux (artisanat, bois de construction, architecture…), de goûter aux spécificités locales surtout si elles sont remarquables (produits AOC, produits marqués, alimentation bio etc…).
Ils vont rechercher la qualité d’un patrimoine naturel exemplaire dans des espaces protégés, des parcs naturels régionaux ou des parcs nationaux.
Ils vont privilégier des activités touristiques et de loisirs en harmonie avec la sensibilisation et l’éducation à l’environnement. La question des remontées mécaniques bruyantes et polluantes est montrée du doigt ainsi que la neige de production qui a une certaine tendance à se généraliser malgré les problèmes posés par le détournement de l’eau, la dépense d’énergie nécessaire à la fabrication de la neige et l’implantation des réserves collinaires en pleine montagne.
La recherche actuelle du bien être, d’un cadre de vie harmonieux et de loisirs doux dépassent les simples prestations offertes par les téléskis, les télésièges et le forfait de ski alpin.
La diversification des activités en montagne est de plus en plus importante mais malheureusement beaucoup d’élus ont encore tendance à se focaliser sur le ski alpin et délaissent totalement l’aménagement spécifique à l'été et à l'automne. L’exemple est criant dans le Queyras. Ainsi,quand il s’agit de débloquer 7 ou 8 000 € par commune pour entretenir les sentiers pédestres, véritables patrimoine du territoire. Il faut des heures de discussion et des montages financiers complexes alors que pour implanter un télésiège les élus votent une dépense de 250 000 € en un clin d’œil ! (le nouveau télésiège 4 places de Saint Véran va coûter 4 500 000 euros).
Il faut savoir que la fréquentation touristique en 2009 pour les Hautes Alpes se répartissait de la manière suivante :
46 % en hiver, 43 % en été, 8 % au printemps et 3 % en automne
Alors que les investissements pour l’aménagement des stations de ski alpin se comptent par millions d’euros.
Le tourisme durable est une nécessité pour développer l’activité économique du tourisme en montagne, activité principale source de vie qu’il faut absolument maintenir en la diversifiant au maximum et en arrêtant de privilégier le ski alpin comme les élus continuent à le faire de tous côtés.
La charte européenne du tourisme durable qui vient d’être accordée au territoire du Queyras en été 2010, nous permettra peut-être de lancer la discussion et la réflexion sur toute cette problématique. J’espère au moins que les prestataires touristiques du Parc naturel régional du Queyras seront mobilisés afin d’exercer une dynamique suffisante pour obtenir rapidement un changement des mentalités dans le Queyras.
Février 2011
Luc Herry
Vice Président du PNRQ
mardi 13 avril 2010
Le ski de fond, une passion !
Il reste actuellement le moyen le plus évident de découvrir une montagne authentique, une montagne harmonieuse où la nature est promesse d'évasion, de rêve et de découverte.
C’est en 1969, juste après les jeux olympiques de Grenoble que le pasteur de Saint Véran, Bernard Gentil, décida de créer le premier centre école de ski de fond de France à Molines en Queyras, avant de lancer l’association nationale des centres écoles et foyers de ski de fond qui a toujours pignon sur rue à Grenoble et œuvre pour la promotion des activités nordiques.
Il y a donc 40 ans, alors que le ski de fond venait de pointer son existence sur les écrans en noir et blanc de la télévision française, il s’implantait sur le territoire du Queyras et permettait aux citadins à la recherche de vraie nature et de bonheur simple de découvrir une montagne intacte où les hommes conservent les mêmes valeurs d'hospitalité, d'accueil et de chaleur humaine. Une montagne préservée fière de sa diversité.
Les anciens « mordus du ski de fond » avaient fondé un ski club qui organisait des séances de travail technique, de l’entraînement et des randonnées dans les vallées du Queyras. Il y avait le côté sportif et le côté découverte.
Les actions primordiales étaient de promouvoir et coordonner les initiatives tendant à favoriser le développement du ski de fond. Ainsi dans les années 70 deux courses de ski de fond existaient sur le territoire. Une dans la vallée des Aigues à l’initiative de Roland Preiss et Georges Marrou (membres du Ski club Queyras) et l’autre à Abriès, le long du Guil, organisée par Jacques Mathiau et Jacques Villot de l’association ski du haut Queyras (ASHQ)
C’est au sein même du ski club Queyras où se retrouvaient les pionniers du ski de fond qu’est née l’idée de lancer la traversée du Queyras en 1976, épreuve mythique qui pour la première fois ralliait 6 communes dans une dynamique nordique malgré les réticences et les critiques de certains.
Ainsi plus de 30 ans après, cette course connaît toujours autant de succès et regroupe des champions ou des débutants courageux, des jeunes de tous âges, des hommes et des femmes. Elle possède la caractéristique totale d’être une vraie course populaire soutenue par un grand nombre d’élus dont Joëlle Ocana, Maire d’Abriès, ainsi que l’entraîneur principal du ski club Queyras, Henri Ocana.
Ce qui est remarquable, c'est que cette course engendre toujours des nouveaux partenaires et que les jeunes entraineurs du Ski Club Queyras (Arnaud et Nicolas Barbesier , Guillaume Humbert…) ont eux aussi compris que c'était une histoire éternelle et que c'était maintenant à eux de continuer à faire vivre cette manifestation. Il y a dans tout cela quelque chose de troublant qui démontre que le ski de fond et le Queyras c'est vraiment une passion.
Au cours des années 80, après 9 ans d’existence, l’association nationale des centres écoles de ski de fond (ANCEFSF) regroupait 150 structures dont 8 dans le Queyras :
La Maison de Gaudissard à Molines
La Sagne à Saint Véran
La Vie Sauvage à Prats Haut
La Maison de la Nature à Abriès
La Roche Longue à Saint Véran
Peyre Belle à Molines
UCPA de Saint Véran
Hobereau le Cognarel à Molines
La dynamique générée par toutes ces structures allait intensifier l’image d’un Queyras paradis du ski de fond dans un parc naturel régional exemplaire.
Respect de la nature mais aussi respect des hommes qui y vivent et qui la soutiennent.
Les skieurs de fond ont toujours recherché la communication en solo avec une nature intacte et c’est aussi pour cela que les pistes de skating généralisées à outrance ont fini par éloigner les amoureux du ski « talon libre ».
Un outil de développement rural, un mode de loisirs pour tous :
Comme aime le présenter Jean Lou Botta, Directeur de Hautes Alpes Ski de fond.
L’activité ski de fond n’est pas structurée sur un schéma commercial comme le ski alpin pour les raisons suivantes :
Culturelles : avant 1968 le ski de fond n'était pratiqué que par les douaniers ou les militaires. Il ne fallait pas d'outils spécifiques pour préparer les pistes. La pratique était confidentielle.
Sociétales : la vague post-soixante huitarde s'est caractérisée par un retour à la nature, un besoin de grands espaces et le début des années 70 a marqué le développement du ski de fond touristique. Les exigences des professionnels et de leurs clients ont amené à créer et entretenir des pistes.
Après la création du Parc naturel régional du Queyras, l’ONF fut désigné maître d’ouvrage pour tracer des sentiers de randonnées et des pistes de ski de fond sur l’ensemble du territoire avec la participation active de Jean Morel. On voit poindre à ce moment là l’idée d’une redevance financée par les structures de ski de fond sous l’égide de l’association départementale des structures de ski de fond (ADSF) pour participer au damage des pistes.
Dans le Queyras, « Queyras ski de fond » vit le jour sous la Présidence d’Alphonse Moyrand qui porta pendant plusieurs années l’étendard de cette activité hivernale, soutenue par le District Queyras, l’émanation de la future communauté de communes dont le Président était Siméon Michel (Maire de Molines).
La loi montagne votée en 85 autorisa réglementairement la perception de la redevance pour tous les pratiquants sous le contrôle d’associations départementales de ski de fond.
A partir de cette date, les départements et les collectivités locales ont pu se structurer. Partant du principe que l'on ne pouvait pas faire payer le coût réel des frais engagés et dégager des recettes supplémentaires pour les investissements futurs, ce sont les associations soutenues par les communes ou les communautés de communes qui ont pris en charge l'organisation du ski de fond.
Avec les années 90 le ski de fond se ressource, les clients changent, les organisateurs de tourisme s’adaptent, les pratiques évoluent et enrichissent l’activité.
On voit apparaître clairement 2 techniques qui correspondent souvent à des motivations différentes. La technique classique correspond à celle « ancestrale » de l’alternatif, dans la trace ou les rails. Technique de base obligatoire pour la promenade hors trace mais aussi geste Auguste du fondeur par excellence, « l’alternatif » va connaître une période difficile car concurrencé sauvagement par la nouvelle technique dite « libre » ou plus communément appelée « skating ».
Au cours des années 2000, on peut dire que les techniques spécialisent les usagers des pistes du Queyras. On fait du ski de fond en alternatif, on fait du Skating par ailleurs…..
Mais les touristes, amoureux de la nature, des balades en forêt ou le long des torrents préfèrent de loin les pistes plus étroites moins artificielles.
Ce qui n’empêche pas chaque génération de construire un champion, les Martin, Barthélemy, Goalabré ont portés les couleurs nationales, ils sont tous issus du ski club du Queyras. En tout cas un pays qui génère aussi souvent des champions recèle des qualités profondes, et du coup ce sont tous les habitants qui regardent le « fond » différemment.
Economiques : mais les recettes générées par la perception de la redevance (la vente des " forfaits ") ne dégagent pas suffisamment de recettes. Les frais engagés pour le traçage sont élevés. Aucune structure privée ne prendra le marché en main car les problèmes sont multiples : coût du damage, étendue des domaines, absence de maîtrise du foncier, problèmes de sécurité. L'ensemble de ces raisons à conduit les collectivités locales à structurer et gérer l'organisation du développement du ski de fond ainsi que la sécurité des pistes (arrêté de sécurité dont la commune de Molines fut la deuxième en France à l’exemple de Bessans).
Une fonction sociale :
Le ski de fond participe complètement au développement rural des espaces montagnards. C’est pourquoi, malgré les déficits qu’il engendre, ceux-ci sont compensés par les collectivités locales, donc par l’impôt. Les effets induits sont importants.
Le ski de fond a pour vocation de générer une économie mais c’est surtout un outil de développement adapté aux régions qui cherchent à échapper au tourisme industriel. C’est d’ailleurs le cas de la région Provence Alpes Côte d’Azur qui soutient totalement les activités nordiques sur les espaces de montagne de son territoire.
Mais il n’y a pas d’activités nordiques sans tourisme. L’organisation doit se penser en zones et non plus en kilomètres de pistes. Ce qui compte de nos jours c’est la qualité et la diversité des réseaux, les thèmes de découverte, les espaces ludiques.
Les sites nordiques ne vendent pas la libre circulation dans un espace de montagne, ce qui est proposé ce sont des services qu’il faut couvrir par une redevance plus ou moins élevée en fonction de l’utilisation et du statut du « client », fondeurs, marcheurs à raquettes ou simples piétons. La création de l’espace nordique du Jamberoute à Arvieux est un exemple intéressant d’organisation d’activités nordiques dans le Queyras.
Face aux mutations profondes du marché, il faut sortir rapidement du système de pistes grand format, souvent inadaptées aux belles forêts de mélèze, pour le seul plaisir de quelques sportifs « avaleurs de kilomètres » et répondre à la demande d’une clientèle familiale à la recherche de plaisirs simples dans la tranquillité d’une montagne préservée.
Luc Herry
Administrateur du PNRQ
Administrateur de l’ANCEF
mercredi 25 novembre 2009
Aménagement du territoire du PNRQ
Le Queyras, territoire de haute montagne, qui aurait pu apparaître comme répulsif aux habitants des vallées, a pourtant été fortement peuplé, puisqu’il abritait près de 8 500 habitants en 1830.
Suite à l’exode rural, après la dernière guerre mondiale et aux inondations de 1957, la population est descendue à 1 800 habitants en 1962.
De nos jours la vitalité démographique du massif est principalement due à l’arrivée d’une population de jeunes attirés par l’économie touristique et toutes les activités qui en découlent.
L’équilibre est actuellement atteint depuis une dizaine d’années et le Queyras compte environ 2 500 habitants permanents.
L’organisation des villages n’était pas seulement un agglomérat de constructions multiples mais une véritable communauté. Situé à proximité de ses terres de culture, chaque hameau administrait et possédait ses chemins, ses canaux d’arrosage et ses édifices collectifs.
Chacun avait son propre quartier de pâturages d’altitude et ses chalets.
Chaque commune du Queyras n’était en réalité qu’un assemblage, une véritable fédération de communautés paysannes.
Dès qu’ils atteignaient une certaine taille, les différents villages de la commune étaient eux-mêmes divisés en quartiers. L’exemple le plus célèbre est celui de Saint Véran, divisé en 5 quartiers entre lesquels s’intercalait un espace suffisant pour éviter la propagation du feu.
Les habitants des quartiers se réunissaient en assemblée, élisaient leurs syndics ou procureurs, entretenaient par corvées les canaux, les chemins et géraient les alpages.
La règle de base était le regroupement. Il n’existait pas d’habitation isolée.
Un certain nombre de critères fondamentaux devaient être pris en compte :
Se protéger des inondations et des avalanches, s’exposer au soleil et prendre le moins possible de terres agricoles.
Après la seconde guerre mondiale il faut se mobiliser pour résister à l’exode rural et ce n’est pas l’élevage bovin laitier ni les troupeaux de brebis qui apportent un revenu suffisant aux paysans.
Aussi les milieux agricoles des Hautes Alpes considèrent comme prioritaire le problème de la modernisation de l’agriculture de montagne. Considérant, comme l’avait exprimé Raoul Blanchard, géographe et spécialiste des Alpes à la faculté de Grenoble, que le Queyras était « l’expression parfaite d’une vallée de montagne », les services du ministère de l’agriculture choisissent ce secteur comme lieu d’expériences.
Le territoire devient « zone témoin ».
L’une des actions la plus efficace fut incontestablement la diffusion de la motofaucheuse qui fauchait 7 à 8 fois plus vite qu’un homme ! (le nombre de 200 motofaucheuses fut atteint en 1955).
Un autre soutien plus discutable fut la divulgation d’engrais chimiques offerts aux agriculteurs une première année mais payables ensuite si bien que l’opération ne se généralisa pas tout de suite.
Les inondations de juin 1957 viennent stopper brutalement toute cette dynamique de modernisation. Les ponts furent emportés, les moulins détruits, les terres labourables remplacées par des tas de gravats, le réseau d’irrigation totalement dévasté.
La zone témoin disparaît comme par enchantement. La « désespérance » s’empare des hommes et des femmes qui refusent de quitter le Queyras.
Entre 1955 et 1962 le territoire perd 18 % de ses exploitations agricoles et 22 % de sa population.
Dans les années 60, deux personnages vont lancer le Queyras vers l’option touristique.
Bernard Gentil, pasteur et agriculteur à saint Véran depuis 1951,
Philippe Lamour, Président de la Commission nationale de l’aménagement du territoire, élu maire de Ceillac en 1965.
En défendant un tourisme soucieux des hommes et respectueux des sites ils impulsent une dynamique qui permettra aux agriculteurs de se maintenir et aux habitants de vivre et travailler au pays.
La décision est prise d’équiper la montagne en douceur avec des téléskis mais en évitant l’arrivée de promoteurs extérieurs à la recherche de profits immédiats. Il est demandé aux familles possédant des fermes de transformer une partie des bâtiments en « gîtes » pour accueillir les touristes.
A cette époque la doctrine du ministère du tourisme reposait essentiellement sur la création de stations de skis sans base sociale locale (Mont Genèvre, Courchevel, Les Arcs…).
L’entretien de la montagne devrait alors reposer sur quelques habitants, jardiniers spécialisés.
Dans le Queyras, le choix est différent avec la création d’un SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) d’où émanent les SICA Sports (société d’intérêts collectifs agricoles) qui gèrent les remontées mécaniques et la SICA habitat qui propose des logements touristiques.
L’objectif de la SICA d’aménagement était de constituer rapidement un parc de logements banalisés assez important pour assurer une fréquentation suffisante des remontées mécaniques participant ainsi au renouveau économique du Queyras.
Comme ce développement devait être conduit par et pour la population locale, les statuts de la SICA stipulaient que le patrimoine immobilier constitué par la SICA reviendrait aux propriétaires qui apportaient leurs terrains et cela au prorata de leurs apports.
Le Queyras s’ouvrait au tourisme et par là même allait stopper l’exode rural.
La création du parc naturel régional du Queyras en 1977, grâce à la détermination permanente de Philippe Lamour, allait concrétiser officiellement cette démarche.
« Le parc naturel régional se veut soucieux d’associer l’indispensable rénovation économique et sociale de la région avec la sauvegarde et la mise en valeur du milieu naturel et humain ».
Il déclarait déjà, en 1971, « qu’une structure de ce type permettrait de maintenir une population et le développement de ses activités dans un espace organisé et protégé afin de constituer un élément attractif pour l’accueil du visiteur et l’expansion de l’activité touristique ».
L’agriculture et le tourisme semblent à priori bien se compléter.
Les agriculteurs et les artisans peuvent vivre à l’année sans avoir besoin de quitter le territoire pendant les mois d’hiver.
Le Président de la République, V. Giscard d’Estaing dans son discours de Vallouise en 1977 disait : L’agriculteur est le meilleur gardien de la montagne, si le désert s’accroît, l’attrait touristique diminuera ». Il officialise de fait la double activité.
« L’effort de l’état se portera dorénavant vers un tourisme de montagne intégré aux autres activités ».
A leur arrivée au pouvoir, les socialistes en 1981, décidèrent de modifier l’état d’esprit qui existait à propos de la montagne sous l’impulsion du ministre C. Bresson.
Le député de Briançon, R. De Caumont déclara à l’assemblée nationale :
« Victime d’un processus de type colonial, la montagne s’est réduite à une fonction d’espace de jeu. Il faut dès maintenant instaurer un développement équilibré, diversifié, conçu et maitrisé par chaque commune, chaque vallée. L’ère du béton roi et des paquebots des neiges est révolue ».
En 1982, on parle d’auto-développement de la montagne prenant en compte tous les aspects de la vie locale et surtout l’officialisation de la pluriactivité.
La loi montagne est votée en 1985.
« La montagne couvre 1/5ème du territoire national et joue un rôle écologique irremplaçable : réservoir hydrologique, agriculture et sylviculture spécifique, réserves biogénétiques. Cet espace doit lutter contre des agressions nombreuses, soit naturelles (érosion des sols, glissements de terrains, avalanches) soit des aménagements industriels ou touristiques.
Ces aménagements de type touristiques doivent se faire en continuité avec l’existant c'est-à-dire en « hameaux nouveaux intégrés à l’environnement » ou en « Unité Touristique Nouvelle » conformément à la règle d’urbanisation en continuité avec les constructions existantes.
Notons que les Alpes font l’objet d’une protection internationale grâce à la Convention pour la protection des Alpes adopté le 7 novembre 1991 à Salzbourg et entrée en vigueur le 6 mars 1995. Elle regroupe tous les pays concernés (Allemagne, Autriche, France, Italie, Liechtenstein, Suisse, et Slovénie).
La France a ratifié cette convention alpine le 30 novembre 1995.
Des instruments juridiques déjà en application sont remis au goût du jour.
Les Associations foncières pastorales (AFP), permettant une unité de gestion des terres à vocation pastorale donnent la possibilité de louer des terres à des agriculteurs démunis et répartissent les gains entre les membres de l’association. Elles peuvent même parfois offrir la gratuité aux éleveurs de la commune.
Les groupements pastoraux (GP) regroupent les agriculteurs qui utilisent les mêmes pâturages et leur permettent de signer collectivement des conventions de pâturage en cohérence avec les diagnostics environnementaux.
Ces solutions assez souples ne touchent pas à la propriété individuelle et semblent très faciles à développer. Elles peuvent être associées à des mesures d’amélioration foncière et de plan de protection environnementale comme les zones d’agriculture protégée (ZAP).
C’est dans le domaine de l’intégration Agriculture – Tourisme que vont se jouer les enjeux principaux de demain.
A l’heure actuelle, la régie ski des stations du Queyras a du mal à équilibrer ses comptes et certains élus remettent en cause le modèle de développement choisi dans les années 70, où il avait été décidé qu’agriculture et tourisme devaient se nourrir mutuellement.
Une idée simpliste semble les habiter : « pour éviter le déclin du tourisme, il faut augmenter les capacités d’hébergement et confier les constructions à des promoteurs et la commercialisation à des organismes extérieurs véritables marchands de vacances ».
Le Queyras devrait plutôt utiliser son avance en matière de protection de l’environnement et des paysages.
Ainsi, les prestataires touristiques devraient accroître leur communication sur les activités de pleine nature au sein d’espaces protégés d’altitude pour sortir du « tout ski alpin » qui a tendance à saturer les paysages.
Les hébergeurs et restaurateurs devraient accentuer la vente de produits locaux à circuit court pour répondre à la demande de la clientèle mais aussi pour coller à la démarche déclinée dans la charte européenne du tourisme durable.
Les agriculteurs devraient se mobiliser pour produire des biens de qualité en quantité suffisante pour répondre à la demande. Un exemple: si tous les hôtels, les gîtes, les restaurants et les centres de vacances du Queyras proposaient des pommes de terre d’altitude, il en faudrait 60 tonnes ; or la production est actuellement limitée à 5 tonnes !
Soutenir les circuits courts, c’est aussi participer à la réduction du bilan carbone demandée par le Grenelle de l’environnement et créer un véritable réseau d’accueil.
Le Parc naturel régional du Queyras dans son projet de charte, présenté à l’enquête publique en mai 2009, s’engage sur deux objectifs majeurs : d’une part la préservation et la valorisation des patrimoines naturels et culturels synonymes d’une haute qualité environnementale et d’autre part assurer le maintien des activités économiques traditionnelles en accentuant l’innovation et l’expérimentation pour sortir petit à petit de la « monoculture touristique ».
Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, quand il demande de résorber le mitage et de préserver les prairies de fauche, s’appuie sur l’histoire même de notre territoire.
Il est important que les acteurs du développement et que les élus aient encore à l’esprit la philosophie défendue par nos aînés.
Luc Herry
Président de l’Union Hôtelière du Queyras
Administrateur du PNRQ
vote sur la charte du PNR Queyras
Rappeler aussi qu’il existe actuellement 46 parcs naturels régionaux et que 15 territoires demandent ce label très prisé alors que la crise mondiale s’aggrave, que le chômage augmente et que la concurrence touristique s’intensifie.
Rappeler encore que nous travaillons depuis plus de 2 ans sur la rédaction de la charte pour tracer les lignes d’action de ce Parc de haute montagne.
J’espère que nos efforts de synthèse et de recherche vers un accord unanime ne seront pas vain et que vous saurez prendre du recul et surtout de la hauteur pour oublier les points de détails et ne retenir que les points les plus importants.
Nous ne devons pas perdre le label « parc naturel régional » !
Que ceux ou celles qui ont encore des critiques ou des réserves prennent conscience de l’importance capital de leur vote pour tout le territoire.
Engageons nous pour
- Préserver et valoriser les patrimoines naturels, culturels et paysagers,
- Dynamiser notre économie sociale et touristique,
- Sensibiliser et éduquer les populations à l’environnement
- Mettre en place un écotourisme rayonnant et une agriculture durable exemplaire.
Je voudrais rappeler également que le parc naturel régional du Queyras
- Soutient le pastoralisme,
- Maintient une veille environnementale,
- Participe à la promotion du territoire par ses actions sur le tourisme durable
- Travaille pour la gestion de la réserve naturelle nationale de Ristolas – Mont Viso
- Anime le contrat rivière
- Fédère des actions transfrontalières avec les 4 Parcs naturels italiens,
- Soutient le projet man and biosphère du Mont Viso,
- Participe à la trace verte et bleue de la Région PACA demandée par l’Etat,
- Porte un projet de territoire avec le Pays du grand Briançonnais et les 2 communautés de communes du Guillestrois et du Queyras
- Etc etc…
Et même si parfois le travail n’est pas bien fait et si l’organisation pèche, nous ne devons pas, pour autant abandonner bêtement le label « parc naturel régional »
Pour toutes ces raisons rapidement exposées je vous demande de voter OUI à la nouvelle charte du Parc comme vous le demandent également le Président de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, le Président du Conseil Général et Madame la Préfète des Hautes Alpes.
Molines en Queyras le 25 septembre 09
mercredi 4 février 2009
Renouvellement du label Parc naturel régional
Le label « Parc naturel régional » en question
La montagne en s’urbanisant intensément depuis les années 70 a perdu son âme.
Elle ne représente plus le rêve de pureté et de liberté qui habitait nos pensées.
Son statut a changé, elle devient plurielle et vit depuis peu une véritable crise de représentation, amplifiée par le changement climatique, la concurrence des destinations et la prise de conscience environnementale.
A l’heure où près de 80 % des français vivent dans des villes, les espaces protégés de montagne répondent au mieux aux aspirations et aux besoins des citadins.
Ainsi, les espaces protégés de l’arc alpin comprenant les parcs nationaux, les parcs naturels régionaux et les multiples réserves se retrouvent en situation phare. Ils représentent la montagne vivante, la montagne du patrimoine naturel et culturel, la montagne dont nous avons rêvé.
Les statistiques du ministère du tourisme au sujet des analyses concernant l’année 2008 précisent la tendance en signalant une augmentation de fréquentation touristique pour les destinations « Grande nature » où le bien être et l’environnement sont mis en avant.
C’est donc dans cette situation bouleversée et instable que nous devons obtenir pour les 12 prochaines années le nouveau label « Parc naturel régional ». Vaste projet, sérieux défi.
Après un jugement négatif donné au mois de juin dernier par les délégués du Conseil National de Protection de la Nature, le ministère de l’Ecologie et du Développement durable a accepté de donner une seconde chance à notre territoire. Ce délai de 6 mois pour écrire une nouvelle charte et tenir compte des critiques émises au printemps 2008 a été utilisé par les élus du Parc et les membres du Bureau d’étude « Inddigo » pour rencontrer tous les Conseillers municipaux des Communes et les délégués des deux communautés de communes concernées.
Il est important que le Queyras prenne en compte les orientations fondamentales qui lui permettront de valider des actions ambitieuses et précises afin de sauver le territoire d’une urbanisation sauvage
non régulée.
Ces rencontres ont permis de démontrer l’importance du label « Parc naturel régional » et l’enjeu représenté par un développement maîtrisé en phase avec les attentes environnementales souhaitées de plus en plus par nos concitoyens.
Le 19 janvier 2009, au cours de la deuxième rencontre avec le CNPN, les remarques émanant des représentants de l’Etat soulignent de « nombreuse améliorations tant sur la forme que sur le fond » mais regrettent le manque d’engagement des communes et la clarification des rôles et compétences de chaque structure composant le territoire. La stratégie de l’ensemble des collectivités doit converger vers les orientations inscrites dans la charte. Une demande précise est exprimée par le CNPN qui souhaite obtenir rapidement pour l’enquête publique « des objectifs concrets, quantifiés et des échéances déterminées ».
Le Parc naturel régional verra quoiqu’il arrive une suspension de ses prérogatives à compter du 18 avril 2009 et le syndicat mixte sera tenu de poursuivre uniquement les actions engagées avant le 31 mars 2009 pendant les mois nécessaires à la signature des engagements des communes, des communautés de communes devant la Région PACA et l’Etat français.
Ils sont très nombreux, habitants et prestataires, commerçants et artisans, agriculteurs et hébergeurs à solliciter les élus du territoire pour valider au plus vite le label « parc naturel régional » qui tracera la route de l’écotourisme et de l’agriculture durable pour cette montagne à nouveau exemplaire.
Luc Herry
lundi 1 septembre 2008
Conseil syndical du 16 juillet 08 du PNR Queyras
Compte rendu du Conseil Syndical du PNRQ
16 juillet 2008
Présents : voir la liste
Excusés etc..
Le Président Yves Goïc, présente Mme Lancha, la nouvelle Trésorière de la Perception, à tous les administrateurs présents. Cette dernière signale qu’elle est arrivée depuis le 1er juillet et qu’elle se réjouit de participer à notre réunion et de travailler avec le Syndicat Mixte.
Les deux délégués de Ceillac signalent qu’ils n’ont pas été inscrits « présents » dans le compte rendu du Conseil Syndical du 5 juin 2008.
Une rectification est immédiatement réalisée et des excuses sont présentées à ces deux administrateurs. Il s’agit de :
Carole Travers et Michel Chavrot
Le compte rendu est approuvé à l’unanimité
Avant de voter les différentes délibérations, le Président propose de commencer la réunion par le compte rendu de la réunion avec le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature) à Paris le 16 juin dernier.
Compte rendu de la rencontre du 16 juin avec le CNPN
Plusieurs erreurs ou dérives signalées par les délégués Gilles Naudet et Serge Urbano
Au niveau de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire il n’y a pas de maîtrise du foncier, ni plan d’aménagement global,
Les terrains agricoles sont récupérés pour implanter des résidences touristiques,
La protection du lit majeur n’est pas suffisante,
L’installation de canons à neige est réalisée sans s’occuper de l’impact paysager.
Pas de cohérence entre les structures institutionnelles du territoire.
La charte présentée est trop lourde et manque de lisibilité.
Nécessité d’avoir des engagements précis des signataires de la future charte pour que celle-ci ait une chance d’aboutir.
Compte rendu de la visite de la délégation de la Fédération des Parcs du 18 juin
Constat que le syndicat mixte est relativement bien accepté par la population, que la Région PACA soutient parfaitement ce territoire, que plusieurs remontées ont été démontées et que la Réserve naturelle de Ristolas n’a pas encore de gestionnaire nommé.
Il faut établir des priorités en définissant des objectifs concrets avec échéances précises.
Protéger les espaces agricoles majeurs (prairie de fauche),
Protéger les espaces naturels les plus sensibles,
Définir les points noirs paysagers et les protéger
Protéger le lit majeur du Guil,
Achever rapidement l’assainissement
Ne pas développer l’enneigement artificiel sans avoir étudier l’impact paysager et les incidences énergétiques.
Etablir une grille de clarification des responsabilités entre les structures du territoire.
Devant toutes ces remarques, les membres du Bureau proposent au Conseil Syndical
D’informer au plus vite la population et les élus par une lettre ouverte,
De réécrire la charte en tenant compte des différents avis de manière à proposer un document solide qui ait une chance d’être accepté par la commission nationale, les communes adhérentes étant seules responsable de leur choix.
Rencontrer le Président de la fédération Jean Louis Joseph et le député de la circonscription Joël Giraud
Rencontrer les Conseillers municipaux entre fin août et le 26 septembre,
Rencontrer les délégués des 2 communautés de communes.
Un débat s’instaure ensuite sur les critiques émises par les délégations et pour un grand nombre de délégués il faut présenter une synthèse ou un canevas aux élus afin d’obtenir un avis et un engagement précis sur les points litigieux.
Il faut effectivement rédiger une charte opérationnelle avec une bonne lisibilité et des chapitres clairs et simples.
Il faut établir un SCOT (schéma concerté d’organisation du territoire) le plus tôt possible.
Il faut revoir les PLU communaux là où cela pose problème.
Il faut établir un vrai partenariat entre les communes et le PNRQ.
Il faut clarifier les relations avec la Région PACA par rapport aux Pays, aux PIT (plans intégrés transfrontaliers), aux Communautés de Communes etc…
Il existe une concurrence entre les services de la Région (l’environnement et l’aménagement du territoire par exemple) qui nuit à un bon suivi des dossiers.
Le Président rappelle que le Parc est un outil de développement au service des communes, donc des élus du territoire. C’est aux élus de prendre leur responsabilité et de répondre
positivement aux remarques stipulées dans les rapport des délégués du CNPN et de la Fédération nationale des Parcs naturels régionaux.
L’embauche rapide d’un architecte urbaniste est validée à l’unanimité.
Le problème des prés de fauche et de l’urbanisation anarchique sont des exemples souvent relatés par les administrateurs.
Oui à un développement maîtrisé et surtout attention à la pression sans cesse montante des promoteurs mais aussi des propriétaires de terrains agricoles qui revendiquent des terres constructibles pour un gain immédiat important sans réfléchir au long terme.
Le thème de la diversification des activités touristiques est également abordé.
Pour un grand nombre il faut généraliser la cette diversification à toutes les communes et pas seulement aux trois communes touchées par le démantèlement des remontées mécaniques.
Il faudrait s’appuyer sur la notion de l’écotourisme, sur la charte européenne du tourisme durable.
Après une heure de débat le Président propose de poursuivre l’ordre du jour et remercie tous les administrateurs de leur participation constructive.
Délibérations :
Une modification d’attribution est proposée afin de pouvoir régler les indemnités votées au cours de Conseil Syndical du 5 juin.
Votée à l’unanimité
Procédure interne des marchés publics :
Il est décidé que le Parc naturel régional du Queyras, comme tout acheteur public, puisse procéder à des actes achats jusqu’à 30 000 € sans convoquer la commission des marchés.
Votée à l’unanimité.
Avenant à la convention relative aux missions du GAL « Pays du grand Briançonnais, des Ecrins au Queyras » :
Action 4 remplacer la somme de 330 000 € par 277 200 € pour la gestion du GAL dont le maître d’ouvrage est le PNRQ.
Action 5 pour la rubrique évaluation inscrire 52 800 €.
La répartition de l’autofinancement est également modifiée.
Votée à l’unanimité.
Financement de la fête du Parc naturel régional du Queyras :
Depuis 2005 la Région PACA à mis en place la fêtes des Parcs dont l’objectif principal est de mieux faire connaître ces espaces protégés au nombre de cinq pour la Région.
Cette fête aura lieu le 28 septembre à Ceillac en même temps que la fête des agneaux.
Une subvention de 10 000 € est demandée.
Votée à l’unanimité.
Projet de contrat pluriannuel de gestion intégrée environnemental :
L’Etat et la Région souhaitent traduire dans les territoires des Parcs naturels régionaux, leur engagement en faveur d’une politique exemplaire de développement durable par un contrat de 2008 – 2013.
Ce contrat présente 3 documents, le cadre de référence, le programme triennal de 2008 à 2010 et le programme prioritaire d’actions à réaliser en 2008.
Il est prévu d’élargir ce contrat au département des Hautes Alpes.
Le programme 2008 reprend les actions prévues pour l’excercice budgétaire en cours dont le montant global est évalué à 1 383 170 €.
Il mentionne les participations statutaires :
Région PACA : 572 000 €
Etat : 95 000 €
Communes : 82 773 €
Département : 71 206 €
Votée à l’unanimité.
Gestion des embâcles générés par la crue de mai 2008 :
La crue de mai 2008 a arraché de nombreux arbres qui sillonnent le lit des torrents et cela nécessite un nettoyage des berges.
Le Président propose que le PNRQ soit maître d’ouvrage pour les communes concernées afin de mener les démarches nécessaires à la remise en état des torrents et des berges.
Une délibération devra être également prise par les communes concernées.
Votée à l’unanimité.
Questions diverses :
Compte rendu de l’Assemblée Générale du Conseil Consultatif des Queyrassins et amis du parc.
Luc Herry signale que la demande pour relancer cette association date du séminaire du 5 juin et que le Président Raymond Mathieu a été contacté par Alain Blanc afin d’organiser cette réunion. Trois membres du Bureau étaient donc présents le 2 juillet 2008.
Un historique a été fait par le Président Raymond Mathieu, complété par Pierre Blanc, Samy Michel et Jean Murard avant d’élire un nouveau Conseil d’administration et de relancer cette association.
Le Conseil se compose de 9 membres élus par tiers chaque année.
Le Bureau comprend :
Président : Stéphane Simiand
Vices Présidents : Pierre Blanc et Hervé Gasdon
Secrétaire : Christophe Thomas
Trésorière : Danièle Blanc
Il est demandé que cette association garde son indépendance par rapport au Syndicat Mixte afin d’éviter les problèmes constatés dans le passé.
Le Président Yves Goïc remercie les délégués et clôt la réunion à 20 h 05.