lundi 13 août 2012

Fête champêtre de Gaudissard le 12 août 2012 

Cette année encore les habitants de ce hameau de Molines se sont réunis pour déjeuner ensemble à l’ombre des palétuviers en fleur… Une cinquantaine de personnes ont pu apprécier le plaisir de vivre des instants d’échanges et de discussion autour d’une table sympathique. Moments rares et privilégiés où les habitants locaux peuvent rencontrer les résidents temporaires amoureux du Queyras et propriétaires de chalets ou simplement locataires pendant les vacances estivales.
Le seul élu de l’assemblée, Luc Herry (conseiller municipal de Molines et Vice Président du PNR Queyras) était ravi de se trouver au milieu de cette ambiance décontractée et amicale.
A la fin du déjeuner il a pris le micro pour évoquer les moments forts de cette année au niveau de la vallée.

Construction du télésiège de St Véran: 
Après Ceillac et Abriès, c’est à Saint-Véran qu’un nouveau télésiège a été implanté au lieu de Molines, comme cela était prévu dans le programme défini par le syndicat mixte. L’idée était de rénover l’existant et donc de remplacer les 4 télésièges de Ceillac, d’Abriès, de Molines et d’Arvieux. Mais la construction d’un complexe hôtelier de 4 étoiles a changé la donne et le Conseil Général des Hautes Alpes a soutenu la création du télésiège des Cassettes à Saint-Véran.
Il a été inauguré en février 2012. Son coût : 4,5 millions d’euros, financé pour 450 000 € par le SIVU Molines/St Véran, pour 1 750 000 € par le Département, pour 500 000 € par la Région, un autofinancement du Syndicat Mixte de 528 673 € et un emprunt sur 15 ans de 1 271 327 €.
 Il a vu ses travaux débuter en août 2011 pour s’achever en décembre. Ce télésiège de 4 places arrive au sommet du domaine skiable, à presque 2 600 mètres d’altitude en un peu plus de 10 mn. Long de 1 510 m, d’un dénivelé de 454 m, il affiche un débit provisoire de 1 800 personnes/heure qui pourra être amplifié jusqu’à 2 200.
Mais la Régie des remontées mécaniques du Queyras affiche un déficit de 540 000 € en mai 2012. La vente des forfaits en automne permettrait de récolter 190 000 € environ.
Il manquera à la fin de l’exercice 350 000 €. Aucune banque ne veut prêter de l’argent pour éponger les déficits. Il faudra donc trouver une solution.
La discussion a lieu actuellement pour définir le moyen de calculer une participation des communes. Certains maires voudraient prendre en compte le chiffre d’affaire généré par les remontées mécaniques, la puissance des télésièges et téléskis, la longueur des pistes, le nombre d’habitants etc... D’après Francis Martin, Maire de Molines en Queyras, la commune devrait se préparer à verser 80 000 € pour combler le déficit.

La déviation du Clot La Chalp :
Voilà, le Préfet des Hautes Alpes a enfin validé la construction de cette déviation qui aurait dû être construite en 1995. Elle avait été bloquée par les élus de Molines sous l’impulsion de Jean Garcin (1er adjoint de l’époque) mais la commune a perdu le procès, engagé par Jacques Alberge, en octobre 2000 pour non respect des aménagements prévus sur cette zone. La commune a donc dû payer 736 000 F (112 000 €) à la SCI «Clot la Chalp» et la déviation a dû être construite.
Elle a été retardée à cause des truites et ensuite à cause des grenouilles rousses mais l’enquête publique a pu être réalisée entre le 2 novembre et le 2 décembre 2011. Elle coûtera 1 200 000 €, financés par le Conseil général (500 000 € en 2012 et 500 000 € en 2013).
La commune a dû emprunter à 3,4% pour faire la jonction.
Résultat, cette déviation aura couté à la commune 312 000 € ! L’inauguration est programmée pour le mois d’octobre 2012.

Aménagement du col Agnel et protection du vallon de Bouchouse :
 Il s’agit de valider l’étude pré-opérationnelle pour cet aménagement futur qui est inscrite dans le programme PIT Monviso « l’Uomo et le territoire » relevant du programme européen ALCOTRA 2007-2013 porté par le PNR et financé à 90 %. Cette étude est indispensable pour cerner correctement la problématique du secteur pendant l’été car la sur-fréquentation existe pendant cette période de 5 semaines environ.
La réflexion sur l’aménagement et la requalification paysagère du site « Agnel-Bouchouse- Asti » a débuté il y a plus d’un an, nous sommes maintenant dans une phase d’étude précise sur ce secteur relativement pollué, il est important pour notre commune de bénéficier du soutien de l’Europe et du PNR pour éviter la dégradation irréversible du site.
Depuis cet hiver, une concertation globale entre les prestataires du tourisme, les responsables de la Réserve naturelle nationale de Ristolas Mont Viso, du PNR Queyras et les services de l’Etat a abouti à une convention qui sera signée prochainement par le Préfet des Hautes Alpes.
En effet il n’a pas été accepté que cette réserve soit uniquement ouverte aux pêcheurs et aux chasseurs alors qu’un grand nombre de randonneurs circulaient sur la zone pendant l’été. Des panneaux d’information ont été installés et le garde a été assermenté. Il a déjà dressé 8 PV pour des véhicules qui empruntaient la route forestière du Belvédère du Viso.

Assainissement des refuges :
Une belle opération menée grâce au PIT Risorsa Monviso qui permet d’implanter des fosses septiques de grande capacité, des bacs à graisse et des champs d’épandages sur le refuge de la Blanche, de Basse Rua, du Viso et de Furfande. Le PNR Queyras porte la maîtrise d’ouvrage des travaux et l’entreprise Charles Queyras a obtenu les chantiers qui sont en cours de réalisation.
Tout devrait être terminé pour octobre 2012.

La marque Parc est relancée :
 Elle a pour objectif de valoriser des productions, des "savoir-faire" et des services (prestations d’hébergement, d’accompagnement etc…) qui présentent un « plus » et des « différences positives » par rapport aux offres commerciales standard et qui répondent également à une logique de développement durable.
L’attribution de la marque Parc est précédée par l’élaboration d’une charte de la marque et la signature d’une convention d’utilisation entre le bénéficiaire et le Parc. Elle est valable 3 ans.
Depuis le début de l’année 2012 le réseau inter-filières regroupant des hébergeurs, des artisans, des agriculteurs et des accompagnateurs s'est réuni 6 fois et la commission marque Parc 7 fois. Leur réflexion et leur analyse a permis de finaliser 2 chartes :
- pour les hébergements
- Pour les jouets en bois
Elles devraient être validées par le comité syndical du PNR Queyras puis par la commission nationale de la fédération des Parcs naturels régionaux en septembre.

Agrandissement de la crèche municipale de Molines :
Un gros dossier qui a été porté par Monique Martin Mista, conseillère municipale de Molines et qui permettra d’accueillir une vingtaine d’enfants du pays. Elle est déjà complète et ne pourra pas accueillir les enfants des touristes qui séjournent pendant les vacances scolaires.
C’est un vrai problème car les visiteurs qui ont des enfants cherchent les lieux où ils peuvent de temps en temps faire garder leurs petits. Il y a heureusement la halte garderie de St Véran mais la capacité d’accueil est faible.

Réforme territoriale : 
Le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) permet, conformément aux objectifs fixés par la loi du 16 décembre 2010 portant sur la réforme des collectivités territoriales, la couverture intégrale du département par des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et la rationalisation des périmètres des différentes structures intercommunales. Le SDCI des Hautes-Alpes, arrêté après la réunion plénière de la CDCI du 23 décembre 2011, prévoit une organisation intercommunale avec 1 communauté d’agglomération, 8 communautés de communes, 20 syndicats mixtes et 45 syndicats de communes.
La communauté d’agglomération de Gap : 24 communes et 55 245 habitants.
La communauté de communes du Briançonnais : 13 communes et 20 731 habitants.
La communauté de communes de l’Embrunais – Savinois : 15 communes et 13 397 habitants.
La communauté de communes du Nord Buëch : 37 communes et 12 795 habitants.
La communauté de communes du Champsaur – Valgaudemar : 29 communes et 10875 habitants.
La communauté de communes du Sud Buëch : 31 communes et 10 633 habitants.
La communauté de communes du Guillestrois – Queyras : 16 communes et 8 251 habitants.
La communauté de communes des Ecrins : 9 communes et 6 764 habitants.
La communauté de communes de Serre Ponçon : 9 communes et 2 303 habitants.
Les présidents des 2 communautés de communes du Guillestrois et du Queyras ont été reçus par le nouveau Préfet des Hautes Alpes en juillet dernier afin de définir le siège de la future communauté de communes Guillestrois – Queyras. (Guillestre ou Aiguilles).
L’accord n’a pas encore été validé ! Il faudra maintenant définir les compétences de cette communauté de communes avant le 1er janvier 2014.

Luc Herry passe ensuite la parole a un invité de marque, il s’agit de Rémi Potey, le célèbre cadranier fresquiste des Hautes Alpes, qui est aussi un photographe remarquable et qui, depuis la dernière assemblée générale des amis du Parc du Queyras, a été élu au Bureau de cette association qui édite le Courrier du Queyras. Une revue très appréciée qui traite en profondeur des sujets concernant le territoire du Parc.

Il remercie puis se présente à l’assemblée où de nombreuses personnes le connaissent déjà pour avoir créé un cadran solaire sur leur chalet ou être intervenu sur une rénovation artistique.
Il donne son avis sur la marque Parc qu’il soutient mais souhaite que pour les produits locaux une attention toute particulière soit donnée à l’agriculture biologique. Il donne l’exemple des bouses de vaches qui auparavant étaient un lieu de vie et qui sont de nos jours devenues un espace de non vie.
Pour lui les agriculteurs ne sont pas assez informés sur la nourriture à donner à leurs bêtes.
Il poursuit son intervention sur l’importance de la biodiversité et des paysages ainsi que sur le contrôle de l’urbanisme en rappelant que Molines en Queyras est la commune des Hautes Alpes où le taux de résidences secondaires est le plus important du département. Il souligne que les jeunes queyrassins ne peuvent plus construire et qu'ils ont des difficultés à se loger sur place devant la montée des prix des terrains et des chalets.
Des échanges ont lieu avec les convives avant que le gong de 16 heures vienne suspendre les débats, le comité d’organisation ayant décidé de démonter l’ensemble du dispositif avant la pluie annoncée par la météo. La pluie ne fera pas son apparition. La fête est finie !

mercredi 8 février 2012

AG des Hôteliers 2012


AG des Hôteliers 2011

Le 12 janvier 2012, au cours de l'assemblée générale de l'Union Hôtelière, le Président Luc Herry est intervenu pour rappeler l'historique de cette association dynamique du territoire qu'il a présidée pendant 15 ans avant de prendre sa retraite.

"L’association « l’Hôtellerie en Queyras » a été créée le 15 mars 1986 à l’initiative de plusieurs hôteliers qui ont décidé de promouvoir les hôtels du Queyras d’une manière collective et intercommunale.
La promotion existait à l’époque mais elle était communale et sous la responsabilité des offices de tourisme locaux.
Vu la dimension des communes, le peu de moyens attribués aux offices et la création assez récente du Parc naturel régional du Queyras (1977), il paraissait important pour les hôteliers de mettre en place une promotion globale du territoire.

Le premier Président, Charles Priéto (Hôtel Le Serre Lara à Abriès), décida de participer à des salons touristiques sous l’entité « QUEYRAS » avec l’Office de Promotion Touristique du Queyras créé en 1982 par le maire d’Abriès Jacques Mathiau.
Cette association communautaire, chargée de la promotion de tous les prestataires touristiques adhérents aux différents offices communaux, travailla en harmonie avec les hôteliers.
En 1985 une brochure regroupant tous les membres adhérents est éditée par l’OPTQ et un stand Queyras est installé dans les locaux de la Maison des Hautes Alpes à Paris.
En 1986 un panneau représentant une carte du massif et les établissements hôteliers est installée à l’entrée du Parc Naturel Régional du Queyras au lieu dit La maison du Roy.
Une charte de qualité de l’hôtellerie en Queyras est rédigée et une quinzaine d’établissements s’engagent à respecter les critères d’accueil, de confort et de restauration déclinés dans ce texte.
En 1988 une nouvelle brochure est réalisée.

En 1993 le second Président, Jean marie Borel (Hôtel Le chalet de Ségure à Ristolas) réalise une nouvelle brochure qui fait apparaître de manière plus forte le coté Parc naturel régional du Queyras et le côté union des hôtels.

En 1994 une accélération est donnée à la commercialisation des établissements, l’association embauche un commercial, Hervé Baussanne, gérant de l’agence SAFRAN.
Il reçoit un forfait de 50 000 F hors taxes par an avec un allotement linéaire de 10 %.

A partir de juin 96, le troisième Président, Luc Herry (Hôtel La Maison de Gaudissard à Molines) s’applique à insérer les actions de l’association dans les organismes territoriaux (OPTQ, CDT, CCI, PNRQ) et à promouvoir la création des sites internet via www.queyras.com.

Le commercial jette l’éponge au cours de cette assemblée générale car les hôtels sont trop difficiles à vendre.
Dans les années qui suivent le Guillestrois - Queyras se dote d’une centrale de réservation nommée « Guiltour », le Parc naturel régional vote une nouvelle charte dans laquelle est stipulée la mise en place d’un schéma concerté de développement touristique, la notion de tourisme durable est diffusée largement avec la participation active des adhérents de l’association « Hôtellerie en Queyras ».

En juin 1997, certains hôteliers (Le Cognarel, La Maison de Gaudissard et l’Astragale) décident de financer une attachée de presse, Marie Françoise Sabellico, qui est chargée de promouvoir le Queyras et les établissements engagés en invitant des journalistes.
Ces derniers viennent sur le territoire en juin et en janvier et sont accueillis dans les hôtels qui soutiennent la démarche. De nombreux articles paraissent dans la presse, le résultat est remarquable.
Le PNR Queyras fête ses 20 ans et les hôteliers organisent un repas géant sous chapiteau sur le site de Valpréveyre à Abriès.

En 1998 une nouvelle brochure est réalisée et un nouveau logo proposé par Philippe Domenge le graphiste qui travaille pour l’imprimerie Brémond.

En 1999 l’attachée de presse devient celle de l’office de promotion avant de devenir celle du Comité départemental du tourisme des Hautes Alpes en 2004 et cela jusqu’en 2011.
La centrale de réservation Guiltour, décide d’embaucher une commerciale pour le Queyras, Corinne Binet. Vingt hôtels soutiennent l’opération en versant 1000 F par an.

En 2001, elle arrive à générer 47 265 € sur l’ensemble des hôtels. La commission est de 12 %.
Nous décidons de créer un CDRom afin de le diffuser vers notre clientèle puis il est également décidé d’installer un pupitre téléphonique à appels gratuits devant la boutique de Bruno Genan « les croquettes du Queyras ».

L’association est membre de droit de :
l’Office de Promotion Touristique du Queyras,
la centrale de réservation Guiltour,
la commission ski de fond de la Communauté des Escartons,
du syndicat mixte des remontées mécaniques des stations du Queyras,
la commission tourisme du Parc naturel régional du Queyras.

En 2002, l’office de promotion change de directeur et embauche une Directrice, Bettina Matias. Pierre Kovacic a obtenu un poste de Directeur à Mont Genèvre.

En 2004 Métaphore multimédia réalise le site internet de l’hôtellerie en Queyras.

Depuis la création de notre association, les hôteliers vieillissant, ils tentent de revendre leurs établissements car les enfants ou la famille n’aspirent plus tellement à poursuivre ce genre d’activité trop prenante. Mais les hôtels sont difficiles à trouver preneur à bon prix.
Alors, le plus souvent, les hôtels sont vendus à la « découpe » et transformés en appartements pour des résidents secondaires.
Ainsi ont disparu : « La Croix de Juan », « Les Eterlous », « Super 2000 », « le Chalet de Ségure », « La Maison du Roy », « Le relais du Mont Viso », « Le Serre Lara », « Beauregard », « Les Mélèzes », « Le Cognarel », « Le Queyr’de l’Ours », « La Borne Ensoleillée ».
Certains établissements sont tout de même conservés comme « le Graviroche » qui devient « le Chalet de lanza » et « le Monchu » qui devient « la Baïta du Loup » pendant que d’autres sont repris par la génération suivante, « L’Equipe », « La Maison de Gaudissard », « Les Balcons de Combe Rousset », « Coste belle », « Les Chalets du Villard ».

L’association offre en 2006 près de 400 chambres à une clientèle avide de vraie nature et de montagne authentique. Les 22 établissements proposent trois hôtels ***, 15 hôtels ** et 4 auberges confortables répartis dans les 8 villages et les 4 vallées du Parc naturel régional du Queyras. Une nouvelle brochure est éditée afin de véhiculer l’adresse du site internet de l’association (www.hotel-queyras.com).
L’office de promotion embauche un nouveau directeur, Cédric Brunet, pour remplacer Bettina Matias nommée aux Orres.

En 2008, la Communauté de Communes des Escartons du Queyras prend la compétence tourisme. L’association « Office de Promotion du Queyras » est remplacé par un EPIC dont le Comité Directeur est composé de 8 représentants des communes du Queyras et de 7 délégués des prestataires touristiques.

Au printemps 2009, en pleine révision de la charte du PNR Queyras, les hôteliers publient une motion de soutien au label parc naturel régional que certains élus du Queyras ne voudraient pas voir renouvelé. Les débats sont multiples et animés dans les communes, mais en septembre 2009 toutes les communes sauf Vars valident la nouvelle charte du parc.

Une centrale de réservation Queyras est lancée avec pas mal de difficultés. Les hébergeurs préférant rester à la centrale de réservation « Guiltour ». Mais au fil des mois la centrale de réservation de l’EPIC a pris son envol et l’OTQ se structure tranquillement en réussissant à fédérer la presque totalité des prestataires du territoire. L’intercommunalité touristique est sur les rails malgré de nombreuses oppositions qui nuiront d’ailleurs à la réélection en 2011 du Conseiller Général Jean Claude Catala, Président de l’OTQ et fervent partisan de l’intercommunalité.

En juin 2010, le label PNR Queyras est validé par le Premier ministre et la nouvelle charte est applicable jusqu’en juin 2022. La notion d’écotourisme inscrite dans le texte est donc validée et d’actualité.
En septembre 2010, le Queyras est certifié comme territoire protégé par la charte européenne du tourisme durable et le groupe inter-parcs de la Région PACA lance la mise en place du volet 2 de cette charte qui concerne les hébergements du territoire.
Des conventions sont signées entre le PNR Queyras et l’OTQ, ainsi qu’avec l’office de tourisme Guillestre.

Depuis certains établissements ont quitté l’association suite à des dépôts de bilan ou à des rachats pour transformation comme dernièrement « L’astragale » et « Chateaurenard » qui vont être intégré à un complexe hôtelier de 4 étoiles à Saint Véran.

Notre association regroupe 16 établissements, 274 chambres et 782 places en 2012. Nous espérons que le futur hôtel 4 étoiles de 80 chambres adhérera au moment de son ouverture prévue cette année.
Le 15 octobre 2011, Cédric Brunet, est remplacé par une nouvelle Directrice de l'OTQ, Muriel Baleydier et au cours de l'automne une convention est signée entre le PNR Queyras et l'OT Queyras.

Je termine donc mon cinquième mandat, soit 15 ans d’action au service du tourisme et à l’animation de cette Union Hôtelière dynamique et indispensable pour défendre nos points de vue, nos actions et nos établissements.
Je souhaite au nouveau Président ou Présidente et à la nouvelle équipe une bonne entente, une bonne ambiance et de nombreux clients amoureux de notre territoire."

vendredi 12 août 2011

la fête de Gaudissard été 2011

Fête de Gaudissard 2011

Le traditionnel rassemblement de tous les habitants du hameau de Gaudissard a eu lieu exceptionnellement le lundi 8 août à cause de la météo désastreuse.
55 personnes se sont donc regroupées autour d’un apéritif convivial et d’un déjeuner champêtre qui permet de savourer les produits locaux (viandes, fromages, désserts) et les vins biologiques de la cave des Hautes Vignes à Valserre (Hautes Alpes).
Cette année, un seul élu était présent à cette fête de Gaudissard, Monsieur le Maire, Francis Martin, avait prévu de venir la veille et l’ancien Conseiller Général, Jean Claude Catala, qui nous honorait depuis 6 ans de sa présence, était en vacances dans le Lubéron.
Cela n’a pas empêché le Conseiller municipal de Gaudissard, Luc Herry, délégué au PNR Queyras et Vice Président du syndicat mixte de présenter les moments forts de cette année 2010 – 2011.
Il a tout d’abord rendu hommage au Pasteur Bernard Gentil, décédé le 4 septembre 2010 à l’âge de 87 ans, en rappelant qu’il était le créateur de La Maison de Gaudissard. Il avait acheté cette vieille ferme en 1962 pour y ouvrir un centre d’accueil pour les enfants de la DASS. Mais l’accord étant difficile à conclure, il avait créé, après les jeux olympiques de Grenoble en 1968, le premier centre école de ski de fond de France juste avant de lancer l’association nationale de ski de fond (ANCEF).
Luc Herry a ensuite souligné que La Maison de Gaudissard était maintenant tenue par la troisième génération qui continuait d’accueillir les visiteurs amoureux de la montagne protégée. Il en a profité pour présenter aux hôtes le premier gérant de la structure, Roland Preiss, qui a rappelé que Bernard Gentil avait aussi été le moteur de la création de la station de ski alpin de Saint Véran et de Molines et qu’il avait dû trouver des soutiens privés (M. Nogrette) pour mener à bien la création de la station de Molines.
La suite de l’intervention s’est poursuivie sur la présentation de la certification du territoire du Queyras (en octobre 2010) en Italie, de la « charte européenne du tourisme durable » par la fédération Europarc, qui comprend 400 espaces protégés européens.
Le Queyras, qui s’est vu renouveler son label « parc naturel régional » en juin 2010 par le Premier Ministre pour 12 ans, s’inscrit donc maintenant dans cette démarche en affirmant clairement sa position pour un éco-tourisme responsable.
(Applaudissements de l’assemblée)
Luc Herry rappelle ensuite que les nouveaux statuts du syndicat mixte du Parc ont été validés par le Préfet des Hautes Alpes et votés par le Comité syndical du 2 décembre 2010. Ces statuts apportent une petite différence dans la représentativité des différents organismes adhérents au PNR Queyras. Ainsi les communautés de communes du Queyras et du Guillestrois ont maintenant un représentant et les communes du Queyras ont 3 représentants au lieu de 4.
Il souligne la nécessité de défendre la biodiversité et l’agriculture pour contrebalancer le poids du tourisme et les déviances toujours présentes pour urbaniser sans cesse. Les questions fusent à ce moment sur l’installation des nouveaux télésièges, la création de la déviation du Clot la Chalp et de l’implantation de résidences de tourisme sur la vallée des Aigues.
Cela permet d’informer les habitants permanents et les résidants secondaires sur les différents problèmes rencontrés dans le cadre de ces projets.
La déviation du front de neige du Clot La Chalp est une nouvelle fois retardée car le Directeur Régional de l’environnement a pointé plusieurs points non traités comme :
« Le coût des mesures en faveur de l’environnement pas présenté, la concertation locale non réalisée, le résumé non technique très approximatif, la préservation de la qualité écologique du cours d’eau non traitée, les nuisances acoustiques et la pollution atmosphérique non abordées, le Parc naturel régional du Queyras pas contacté… »
Le dossier est donc considéré comme lacunaire et demande a être fortement complété.
La commune de Molines va donc perdre une année de plus, le télésiège ne pourra pas être installé, c’est pour cette raison que Saint Véran implante son télésiège 4 places avec tapis d’embarquement dès maintenant pour une inauguration à Noël 2011. La construction de résidences touristiques au Clot Gauthier ou au Clot la Chalp sont au point mort.
A ce sujet, Luc Herry rappelle l’importance de maintenir un parc locatif dont les propriétaires restent des Queyrassins. Il faut donc stopper les dérives des dernières années qui ont vu des acheteurs extérieurs au territoire utiliser l’espace protégé du Queyras pour réduire leurs impôts et générer des profits.
Il poursuit son intervention en signalant la création du Conseil scientifique du Parc naturel régional en mars 2011. Ce conseil regroupe 25 chercheurs de nombreux horizons dont le Président est Renaud Frossard. Il se réunira 2 fois par an et abordera les sujets de leur choix. Ce qui semble se dessiner actuellement est l’agriculture et le patrimoine.
« Comme je l'avais indiqué lors du CS de janvier les questions relatives à l'évolution récente de l'agriculture et de l'élevage dans le Parc, en relation avec le développement des autres activités, le maintien des paysages (prairies de fauche et alpage notamment) et des patrimoines
(architecturaux, naturels et culturels) me semble pouvoir être un objet de recherche fédérateur. Gilles Bazin. »

Il relate ensuite la réforme territoriale votée par les députés et surtout la réforme de l’intercommunalité avec une réduction massive des communautés de communes. Pour les Hautes Alpes nous passerions, d’après le projet de la Préfète, de 20 communautés de communes à 8 seulement.
Les élus du département ont été obligés de se prononcer avant le 15 juillet dernier et on constate des divergences importantes. Certains élus du Queyras souhaitent se regrouper avec l’Embrunais et d’autres avec le Briançonnais, malgré un vote apparent favorable pour une fusion avec le Guillestrois qui refuse le projet de la préfecture.
La commission départementale de coopération intercommunale devra trouver un consensus entre les multiples avis exposés. Ce schéma devrait être acté par tous les Préfets avant le 31 décembre 2011. A partir du 1er janvier 2012 et jusqu’au 30 juin 2013, viendra le cas échéant l’heure d’imposer les fusions, de dissoudre les syndicats intercommunaux, de rattacher des communes à un EPCI (établissement public de coopération intercommunale). Pour Luc Herry, il paraît plus normal de se regrouper vers le Briançonnais si on regarde l’histoire des Escartons, le vécu politique du Pays du Grand Briançonnais et l’image montagne véhiculé par ces 4 communautés de communes que sont le Briançonnais, l’ Argentérois, le Guillestrois et le Queyras.
(Applaudissements nourris, à nouveau.)
Il aborde ensuite l’expérimentation des vélos à assistance électrique en signalant que cette année la priorité a été donnée aux campings du territoire qui ont donc en réserve 2 vélos chacun. C’est pour cette raison qu’à La Maison de Gaudissard nous ne pouvons proposer cet été qu’un seul appareil en même temps. Ces vélos sont toujours mis à disposition gratuitement. Il suffit de prévoir pour obtenir 2 ou 3 vélos car le camping de Pierre Grosse en possède deux et les Chalets du Queyras, à la Rua, un.
De nombreuses questions suivent à nouveau à propos de la réserve de Ristolas, des sentiers de randonnées, de l’interdiction d’emprunter la brèche de Ruine pour se rendre au lac du Clot Sablé, de la fermeture des gorges du Guil, de l’implantation des molochs à Gaudissard, de la réfection de la route des Adrets, de la création d’une place publique, du remplacement du médecin Françoise Paris qui part le 10 septembre, etc…
La discussion se poursuit ainsi pendant deux heures en grignotant des desserts et en buvant du café ou du génépi.
Avant la fin de la réunion, Luc distribue à chacun des présents (plus de cinquante personnes) la très belle brochure du PNRQ de l’été 2011 en rappelant l’importance de la nouvelle politique de l’éducation à l’environnement portée par les salariés et les élus du Parc. Il rappelle que la Maison de la nature à Ristolas qui s’appelle « l’Arche des cimes » est actuellement ouverte et qu’il ne faut surtout pas la rater !
Il propose aussi à la vente le numéro 82 du courrier du Queyras sur le patrimoine.
20 exemplaires sont ainsi vendus.
L’assemblée n’oublie pas d’adresser une pensée à Françoise Rouquérol, absente pour des raisons de santé, et lui envoie ses meilleurs vœux de rétablissement.

dimanche 20 février 2011

Le tourisme durable

Avant d’aborder la notion de tourisme durable il faut relater les trente glorieuses (de 1945 à 1974) qui ont permis à des architectes et à des promoteurs de bétonner les montagnes pour construire des logements énergivores et implanter des remontées mécaniques à gogo sans se préoccuper de l’environnement et des paysages.

En 1995, sous l’égide de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) la conférence de Lanzarote (Canaries) jette les premiers articles d’un code éthique en matière de tourisme. Les participants constatent que le tourisme est de plus en plus alimenté par les pays riches qui se déplacent vers les pays pauvres sans que l’inégalité qui existe soit quelque peu modifiée.

En France, les urbains en manque de nature, sont de plus en plus nombreux à la recherche de territoires protégés et authentiques. Le mot magique est lâché, l’authenticité va être mise à toutes les sauces à partir des années 95. Le tourisme vert, doux, à la ferme, l’agrotourisme font leur apparition dans les dépliants promotionnels.

Dans les montagnes, l’authenticité légendaire en a pris un coup sur la tête et si les montagnards sont encore là, souvent les financiers sont venus les remplacer pour récolter la mise et profiter de ce qu'il reste de ce patrimoine. La protection de l’environnement, la mise en valeur des paysages, la valorisation des richesses naturelles vont devenir des thèmes porteurs pour attirer les citadins aux sports d’hiver.

Le tourisme durable intègre les objectifs déjà portés par l’Agenda 21 voté au sommet de la terre à Rio de Janeiro en 1992:
1. Prévenir et réduire les impacts territoriaux et environnementaux du tourisme dans les destinations ;
2. Maîtriser la croissance des transports liés au tourisme et ses effets négatifs sur l’environnement ;
3. Encourager un tourisme favorable à un développement local durable maîtrisé par les acteurs du secteur ;
4. Promouvoir un tourisme responsable, facteur de développement social et culturel.

Aujourd’hui, de nombreux touristes sont sensibles à l’impact de leur périple sur la région qui les attire, ils expérimentent de nouvelles formes de voyages. Ils cherchent à être cohérents avec les principes citoyens qu’ils appliquent chez eux, mais aussi à améliorer la qualité de leurs vacances, pour faire du voyage une expérience authentique.

Ils vont donc apprécier de découvrir les savoir-faire locaux (artisanat, bois de construction, architecture…), de goûter aux spécificités locales surtout si elles sont remarquables (produits AOC, produits marqués, alimentation bio etc…).
Ils vont rechercher la qualité d’un patrimoine naturel exemplaire dans des espaces protégés, des parcs naturels régionaux ou des parcs nationaux.

Ils vont privilégier des activités touristiques et de loisirs en harmonie avec la sensibilisation et l’éducation à l’environnement. La question des remontées mécaniques bruyantes et polluantes est montrée du doigt ainsi que la neige de production qui a une certaine tendance à se généraliser malgré les problèmes posés par le détournement de l’eau, la dépense d’énergie nécessaire à la fabrication de la neige et l’implantation des réserves collinaires en pleine montagne.

La recherche actuelle du bien être, d’un cadre de vie harmonieux et de loisirs doux dépassent les simples prestations offertes par les téléskis, les télésièges et le forfait de ski alpin.
La diversification des activités en montagne est de plus en plus importante mais malheureusement beaucoup d’élus ont encore tendance à se focaliser sur le ski alpin et délaissent totalement l’aménagement spécifique à l'été et à l'automne. L’exemple est criant dans le Queyras. Ainsi,quand il s’agit de débloquer 7 ou 8 000 € par commune pour entretenir les sentiers pédestres, véritables patrimoine du territoire. Il faut des heures de discussion et des montages financiers complexes alors que pour implanter un télésiège les élus votent une dépense de 250 000 € en un clin d’œil ! (le nouveau télésiège 4 places de Saint Véran va coûter 4 500 000 euros).

Il faut savoir que la fréquentation touristique en 2009 pour les Hautes Alpes se répartissait de la manière suivante :
46 % en hiver, 43 % en été, 8 % au printemps et 3 % en automne
Alors que les investissements pour l’aménagement des stations de ski alpin se comptent par millions d’euros.

Le tourisme durable est une nécessité pour développer l’activité économique du tourisme en montagne, activité principale source de vie qu’il faut absolument maintenir en la diversifiant au maximum et en arrêtant de privilégier le ski alpin comme les élus continuent à le faire de tous côtés.

La charte européenne du tourisme durable qui vient d’être accordée au territoire du Queyras en été 2010, nous permettra peut-être de lancer la discussion et la réflexion sur toute cette problématique. J’espère au moins que les prestataires touristiques du Parc naturel régional du Queyras seront mobilisés afin d’exercer une dynamique suffisante pour obtenir rapidement un changement des mentalités dans le Queyras.

Février 2011
Luc Herry
Vice Président du PNRQ

mardi 13 avril 2010

Le ski de fond, une passion !

Le Parc naturel régional du Queyras, qui vient tout juste d’obtenir le renouvellement de son label pour 12 ans, a depuis sa création en 1977, toujours soutenu le ski de fond.
Il reste actuellement le moyen le plus évident de découvrir une montagne authentique, une montagne harmonieuse où la nature est promesse d'évasion, de rêve et de découverte.
C’est en 1969, juste après les jeux olympiques de Grenoble que le pasteur de Saint Véran, Bernard Gentil, décida de créer le premier centre école de ski de fond de France à Molines en Queyras, avant de lancer l’association nationale des centres écoles et foyers de ski de fond qui a toujours pignon sur rue à Grenoble et œuvre pour la promotion des activités nordiques.
Il y a donc 40 ans, alors que le ski de fond venait de pointer son existence sur les écrans en noir et blanc de la télévision française, il s’implantait sur le territoire du Queyras et permettait aux citadins à la recherche de vraie nature et de bonheur simple de découvrir une montagne intacte où les hommes conservent les mêmes valeurs d'hospitalité, d'accueil et de chaleur humaine. Une montagne préservée fière de sa diversité.
Les anciens « mordus du ski de fond » avaient fondé un ski club qui organisait des séances de travail technique, de l’entraînement et des randonnées dans les vallées du Queyras. Il y avait le côté sportif et le côté découverte.
Les actions primordiales étaient de promouvoir et coordonner les initiatives tendant à favoriser le développement du ski de fond. Ainsi dans les années 70 deux courses de ski de fond existaient sur le territoire. Une dans la vallée des Aigues à l’initiative de Roland Preiss et Georges Marrou (membres du Ski club Queyras) et l’autre à Abriès, le long du Guil, organisée par Jacques Mathiau et Jacques Villot de l’association ski du haut Queyras (ASHQ)
C’est au sein même du ski club Queyras où se retrouvaient les pionniers du ski de fond qu’est née l’idée de lancer la traversée du Queyras en 1976, épreuve mythique qui pour la première fois ralliait 6 communes dans une dynamique nordique malgré les réticences et les critiques de certains.
Ainsi plus de 30 ans après, cette course connaît toujours autant de succès et regroupe des champions ou des débutants courageux, des jeunes de tous âges, des hommes et des femmes. Elle possède la caractéristique totale d’être une vraie course populaire soutenue par un grand nombre d’élus dont Joëlle Ocana, Maire d’Abriès, ainsi que l’entraîneur principal du ski club Queyras, Henri Ocana.
Ce qui est remarquable, c'est que cette course engendre toujours des nouveaux partenaires et que les jeunes entraineurs du Ski Club Queyras (Arnaud et Nicolas Barbesier , Guillaume Humbert…) ont eux aussi compris que c'était une histoire éternelle et que c'était maintenant à eux de continuer à faire vivre cette manifestation. Il y a dans tout cela quelque chose de troublant qui démontre que le ski de fond et le Queyras c'est vraiment une passion.
Au cours des années 80, après 9 ans d’existence, l’association nationale des centres écoles de ski de fond (ANCEFSF) regroupait 150 structures dont 8 dans le Queyras :
La Maison de Gaudissard à Molines
La Sagne à Saint Véran
La Vie Sauvage à Prats Haut
La Maison de la Nature à Abriès
La Roche Longue à Saint Véran
Peyre Belle à Molines
UCPA de Saint Véran
Hobereau le Cognarel à Molines

La dynamique générée par toutes ces structures allait intensifier l’image d’un Queyras paradis du ski de fond dans un parc naturel régional exemplaire.
Respect de la nature mais aussi respect des hommes qui y vivent et qui la soutiennent.
Les skieurs de fond ont toujours recherché la communication en solo avec une nature intacte et c’est aussi pour cela que les pistes de skating généralisées à outrance ont fini par éloigner les amoureux du ski « talon libre ».
Un outil de développement rural, un mode de loisirs pour tous :
Comme aime le présenter Jean Lou Botta, Directeur de Hautes Alpes Ski de fond.

L’activité ski de fond n’est pas structurée sur un schéma commercial comme le ski alpin pour les raisons suivantes :
Culturelles : avant 1968 le ski de fond n'était pratiqué que par les douaniers ou les militaires. Il ne fallait pas d'outils spécifiques pour préparer les pistes. La pratique était confidentielle.
Sociétales : la vague post-soixante huitarde s'est caractérisée par un retour à la nature, un besoin de grands espaces et le début des années 70 a marqué le développement du ski de fond touristique. Les exigences des professionnels et de leurs clients ont amené à créer et entretenir des pistes.
Après la création du Parc naturel régional du Queyras, l’ONF fut désigné maître d’ouvrage pour tracer des sentiers de randonnées et des pistes de ski de fond sur l’ensemble du territoire avec la participation active de Jean Morel. On voit poindre à ce moment là l’idée d’une redevance financée par les structures de ski de fond sous l’égide de l’association départementale des structures de ski de fond (ADSF) pour participer au damage des pistes.
Dans le Queyras, « Queyras ski de fond » vit le jour sous la Présidence d’Alphonse Moyrand qui porta pendant plusieurs années l’étendard de cette activité hivernale, soutenue par le District Queyras, l’émanation de la future communauté de communes dont le Président était Siméon Michel (Maire de Molines).
La loi montagne votée en 85 autorisa réglementairement la perception de la redevance pour tous les pratiquants sous le contrôle d’associations départementales de ski de fond.
A partir de cette date, les départements et les collectivités locales ont pu se structurer. Partant du principe que l'on ne pouvait pas faire payer le coût réel des frais engagés et dégager des recettes supplémentaires pour les investissements futurs, ce sont les associations soutenues par les communes ou les communautés de communes qui ont pris en charge l'organisation du ski de fond.

Avec les années 90 le ski de fond se ressource, les clients changent, les organisateurs de tourisme s’adaptent, les pratiques évoluent et enrichissent l’activité.
On voit apparaître clairement 2 techniques qui correspondent souvent à des motivations différentes. La technique classique correspond à celle « ancestrale » de l’alternatif, dans la trace ou les rails. Technique de base obligatoire pour la promenade hors trace mais aussi geste Auguste du fondeur par excellence, « l’alternatif » va connaître une période difficile car concurrencé sauvagement par la nouvelle technique dite « libre » ou plus communément appelée « skating ».

Au cours des années 2000, on peut dire que les techniques spécialisent les usagers des pistes du Queyras. On fait du ski de fond en alternatif, on fait du Skating par ailleurs…..
Mais les touristes, amoureux de la nature, des balades en forêt ou le long des torrents préfèrent de loin les pistes plus étroites moins artificielles.
Ce qui n’empêche pas chaque génération de construire un champion, les Martin, Barthélemy, Goalabré ont portés les couleurs nationales, ils sont tous issus du ski club du Queyras. En tout cas un pays qui génère aussi souvent des champions recèle des qualités profondes, et du coup ce sont tous les habitants qui regardent le « fond » différemment.


Economiques : mais les recettes générées par la perception de la redevance (la vente des " forfaits ") ne dégagent pas suffisamment de recettes. Les frais engagés pour le traçage sont élevés. Aucune structure privée ne prendra le marché en main car les problèmes sont multiples : coût du damage, étendue des domaines, absence de maîtrise du foncier, problèmes de sécurité. L'ensemble de ces raisons à conduit les collectivités locales à structurer et gérer l'organisation du développement du ski de fond ainsi que la sécurité des pistes (arrêté de sécurité dont la commune de Molines fut la deuxième en France à l’exemple de Bessans).

Une fonction sociale :
Le ski de fond participe complètement au développement rural des espaces montagnards. C’est pourquoi, malgré les déficits qu’il engendre, ceux-ci sont compensés par les collectivités locales, donc par l’impôt. Les effets induits sont importants.
Le ski de fond a pour vocation de générer une économie mais c’est surtout un outil de développement adapté aux régions qui cherchent à échapper au tourisme industriel. C’est d’ailleurs le cas de la région Provence Alpes Côte d’Azur qui soutient totalement les activités nordiques sur les espaces de montagne de son territoire.
Mais il n’y a pas d’activités nordiques sans tourisme. L’organisation doit se penser en zones et non plus en kilomètres de pistes. Ce qui compte de nos jours c’est la qualité et la diversité des réseaux, les thèmes de découverte, les espaces ludiques.
Les sites nordiques ne vendent pas la libre circulation dans un espace de montagne, ce qui est proposé ce sont des services qu’il faut couvrir par une redevance plus ou moins élevée en fonction de l’utilisation et du statut du « client », fondeurs, marcheurs à raquettes ou simples piétons. La création de l’espace nordique du Jamberoute à Arvieux est un exemple intéressant d’organisation d’activités nordiques dans le Queyras.
Face aux mutations profondes du marché, il faut sortir rapidement du système de pistes grand format, souvent inadaptées aux belles forêts de mélèze, pour le seul plaisir de quelques sportifs « avaleurs de kilomètres » et répondre à la demande d’une clientèle familiale à la recherche de plaisirs simples dans la tranquillité d’une montagne préservée.

Luc Herry
Administrateur du PNRQ
Administrateur de l’ANCEF