mercredi 25 novembre 2009

Aménagement du territoire du PNRQ

Aménagement et histoire du territoire


Le Queyras, territoire de haute montagne, qui aurait pu apparaître comme répulsif aux habitants des vallées, a pourtant été fortement peuplé, puisqu’il abritait près de 8 500 habitants en 1830.
Suite à l’exode rural, après la dernière guerre mondiale et aux inondations de 1957, la population est descendue à 1 800 habitants en 1962.
De nos jours la vitalité démographique du massif est principalement due à l’arrivée d’une population de jeunes attirés par l’économie touristique et toutes les activités qui en découlent.
L’équilibre est actuellement atteint depuis une dizaine d’années et le Queyras compte environ 2 500 habitants permanents.

L’organisation des villages n’était pas seulement un agglomérat de constructions multiples mais une véritable communauté. Situé à proximité de ses terres de culture, chaque hameau administrait et possédait ses chemins, ses canaux d’arrosage et ses édifices collectifs.
Chacun avait son propre quartier de pâturages d’altitude et ses chalets.
Chaque commune du Queyras n’était en réalité qu’un assemblage, une véritable fédération de communautés paysannes.
Dès qu’ils atteignaient une certaine taille, les différents villages de la commune étaient eux-mêmes divisés en quartiers. L’exemple le plus célèbre est celui de Saint Véran, divisé en 5 quartiers entre lesquels s’intercalait un espace suffisant pour éviter la propagation du feu.
Les habitants des quartiers se réunissaient en assemblée, élisaient leurs syndics ou procureurs, entretenaient par corvées les canaux, les chemins et géraient les alpages.
La règle de base était le regroupement. Il n’existait pas d’habitation isolée.
Un certain nombre de critères fondamentaux devaient être pris en compte :
Se protéger des inondations et des avalanches, s’exposer au soleil et prendre le moins possible de terres agricoles.
Après la seconde guerre mondiale il faut se mobiliser pour résister à l’exode rural et ce n’est pas l’élevage bovin laitier ni les troupeaux de brebis qui apportent un revenu suffisant aux paysans.
Aussi les milieux agricoles des Hautes Alpes considèrent comme prioritaire le problème de la modernisation de l’agriculture de montagne. Considérant, comme l’avait exprimé Raoul Blanchard, géographe et spécialiste des Alpes à la faculté de Grenoble, que le Queyras était « l’expression parfaite d’une vallée de montagne », les services du ministère de l’agriculture choisissent ce secteur comme lieu d’expériences.
Le territoire devient « zone témoin ».
L’une des actions la plus efficace fut incontestablement la diffusion de la motofaucheuse qui fauchait 7 à 8 fois plus vite qu’un homme ! (le nombre de 200 motofaucheuses fut atteint en 1955).
Un autre soutien plus discutable fut la divulgation d’engrais chimiques offerts aux agriculteurs une première année mais payables ensuite si bien que l’opération ne se généralisa pas tout de suite.

Les inondations de juin 1957 viennent stopper brutalement toute cette dynamique de modernisation. Les ponts furent emportés, les moulins détruits, les terres labourables remplacées par des tas de gravats, le réseau d’irrigation totalement dévasté.
La zone témoin disparaît comme par enchantement. La « désespérance » s’empare des hommes et des femmes qui refusent de quitter le Queyras.
Entre 1955 et 1962 le territoire perd 18 % de ses exploitations agricoles et 22 % de sa population.

Dans les années 60, deux personnages vont lancer le Queyras vers l’option touristique.
Bernard Gentil, pasteur et agriculteur à saint Véran depuis 1951,
Philippe Lamour, Président de la Commission nationale de l’aménagement du territoire, élu maire de Ceillac en 1965.
En défendant un tourisme soucieux des hommes et respectueux des sites ils impulsent une dynamique qui permettra aux agriculteurs de se maintenir et aux habitants de vivre et travailler au pays.
La décision est prise d’équiper la montagne en douceur avec des téléskis mais en évitant l’arrivée de promoteurs extérieurs à la recherche de profits immédiats. Il est demandé aux familles possédant des fermes de transformer une partie des bâtiments en « gîtes » pour accueillir les touristes.
A cette époque la doctrine du ministère du tourisme reposait essentiellement sur la création de stations de skis sans base sociale locale (Mont Genèvre, Courchevel, Les Arcs…).
L’entretien de la montagne devrait alors reposer sur quelques habitants, jardiniers spécialisés.
Dans le Queyras, le choix est différent avec la création d’un SIVOM (syndicat intercommunal à vocations multiples) d’où émanent les SICA Sports (société d’intérêts collectifs agricoles) qui gèrent les remontées mécaniques et la SICA habitat qui propose des logements touristiques.
L’objectif de la SICA d’aménagement était de constituer rapidement un parc de logements banalisés assez important pour assurer une fréquentation suffisante des remontées mécaniques participant ainsi au renouveau économique du Queyras.
Comme ce développement devait être conduit par et pour la population locale, les statuts de la SICA stipulaient que le patrimoine immobilier constitué par la SICA reviendrait aux propriétaires qui apportaient leurs terrains et cela au prorata de leurs apports.
Le Queyras s’ouvrait au tourisme et par là même allait stopper l’exode rural.

La création du parc naturel régional du Queyras en 1977, grâce à la détermination permanente de Philippe Lamour, allait concrétiser officiellement cette démarche.
« Le parc naturel régional se veut soucieux d’associer l’indispensable rénovation économique et sociale de la région avec la sauvegarde et la mise en valeur du milieu naturel et humain ».
Il déclarait déjà, en 1971, « qu’une structure de ce type permettrait de maintenir une population et le développement de ses activités dans un espace organisé et protégé afin de constituer un élément attractif pour l’accueil du visiteur et l’expansion de l’activité touristique ».
L’agriculture et le tourisme semblent à priori bien se compléter.
Les agriculteurs et les artisans peuvent vivre à l’année sans avoir besoin de quitter le territoire pendant les mois d’hiver.
Le Président de la République, V. Giscard d’Estaing dans son discours de Vallouise en 1977 disait : L’agriculteur est le meilleur gardien de la montagne, si le désert s’accroît, l’attrait touristique diminuera ». Il officialise de fait la double activité.
« L’effort de l’état se portera dorénavant vers un tourisme de montagne intégré aux autres activités ».
A leur arrivée au pouvoir, les socialistes en 1981, décidèrent de modifier l’état d’esprit qui existait à propos de la montagne sous l’impulsion du ministre C. Bresson.
Le député de Briançon, R. De Caumont déclara à l’assemblée nationale :
« Victime d’un processus de type colonial, la montagne s’est réduite à une fonction d’espace de jeu. Il faut dès maintenant instaurer un développement équilibré, diversifié, conçu et maitrisé par chaque commune, chaque vallée. L’ère du béton roi et des paquebots des neiges est révolue ».
En 1982, on parle d’auto-développement de la montagne prenant en compte tous les aspects de la vie locale et surtout l’officialisation de la pluriactivité.
La loi montagne est votée en 1985.
« La montagne couvre 1/5ème du territoire national et joue un rôle écologique irremplaçable : réservoir hydrologique, agriculture et sylviculture spécifique, réserves biogénétiques. Cet espace doit lutter contre des agressions nombreuses, soit naturelles (érosion des sols, glissements de terrains, avalanches) soit des aménagements industriels ou touristiques.
Ces aménagements de type touristiques doivent se faire en continuité avec l’existant c'est-à-dire en « hameaux nouveaux intégrés à l’environnement » ou en « Unité Touristique Nouvelle » conformément à la règle d’urbanisation en continuité avec les constructions existantes.
Notons que les Alpes font l’objet d’une protection internationale grâce à la Convention pour la protection des Alpes adopté le 7 novembre 1991 à Salzbourg et entrée en vigueur le 6 mars 1995. Elle regroupe tous les pays concernés (Allemagne, Autriche, France, Italie, Liechtenstein, Suisse, et Slovénie).
La France a ratifié cette convention alpine le 30 novembre 1995.
Des instruments juridiques déjà en application sont remis au goût du jour.
Les Associations foncières pastorales (AFP), permettant une unité de gestion des terres à vocation pastorale donnent la possibilité de louer des terres à des agriculteurs démunis et répartissent les gains entre les membres de l’association. Elles peuvent même parfois offrir la gratuité aux éleveurs de la commune.
Les groupements pastoraux (GP) regroupent les agriculteurs qui utilisent les mêmes pâturages et leur permettent de signer collectivement des conventions de pâturage en cohérence avec les diagnostics environnementaux.
Ces solutions assez souples ne touchent pas à la propriété individuelle et semblent très faciles à développer. Elles peuvent être associées à des mesures d’amélioration foncière et de plan de protection environnementale comme les zones d’agriculture protégée (ZAP).

C’est dans le domaine de l’intégration Agriculture – Tourisme que vont se jouer les enjeux principaux de demain.

A l’heure actuelle, la régie ski des stations du Queyras a du mal à équilibrer ses comptes et certains élus remettent en cause le modèle de développement choisi dans les années 70, où il avait été décidé qu’agriculture et tourisme devaient se nourrir mutuellement.
Une idée simpliste semble les habiter : « pour éviter le déclin du tourisme, il faut augmenter les capacités d’hébergement et confier les constructions à des promoteurs et la commercialisation à des organismes extérieurs véritables marchands de vacances ».
Le Queyras devrait plutôt utiliser son avance en matière de protection de l’environnement et des paysages.
Ainsi, les prestataires touristiques devraient accroître leur communication sur les activités de pleine nature au sein d’espaces protégés d’altitude pour sortir du « tout ski alpin » qui a tendance à saturer les paysages.
Les hébergeurs et restaurateurs devraient accentuer la vente de produits locaux à circuit court pour répondre à la demande de la clientèle mais aussi pour coller à la démarche déclinée dans la charte européenne du tourisme durable.
Les agriculteurs devraient se mobiliser pour produire des biens de qualité en quantité suffisante pour répondre à la demande. Un exemple: si tous les hôtels, les gîtes, les restaurants et les centres de vacances du Queyras proposaient des pommes de terre d’altitude, il en faudrait 60 tonnes ; or la production est actuellement limitée à 5 tonnes !
Soutenir les circuits courts, c’est aussi participer à la réduction du bilan carbone demandée par le Grenelle de l’environnement et créer un véritable réseau d’accueil.

Le Parc naturel régional du Queyras dans son projet de charte, présenté à l’enquête publique en mai 2009, s’engage sur deux objectifs majeurs : d’une part la préservation et la valorisation des patrimoines naturels et culturels synonymes d’une haute qualité environnementale et d’autre part assurer le maintien des activités économiques traditionnelles en accentuant l’innovation et l’expérimentation pour sortir petit à petit de la « monoculture touristique ».

Le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, quand il demande de résorber le mitage et de préserver les prairies de fauche, s’appuie sur l’histoire même de notre territoire.
Il est important que les acteurs du développement et que les élus aient encore à l’esprit la philosophie défendue par nos aînés.


Luc Herry

Président de l’Union Hôtelière du Queyras
Administrateur du PNRQ

vote sur la charte du PNR Queyras

Je voudrais rappeler que le Queyras a obtenu le label « parc naturel régional » il y a plus de 30 ans, qu’il est le seul Parc de haute altitude en France, que sa notoriété est de plus en plus forte à l’heure de la montée de la sensibilité environnementale.
Rappeler aussi qu’il existe actuellement 46 parcs naturels régionaux et que 15 territoires demandent ce label très prisé alors que la crise mondiale s’aggrave, que le chômage augmente et que la concurrence touristique s’intensifie.
Rappeler encore que nous travaillons depuis plus de 2 ans sur la rédaction de la charte pour tracer les lignes d’action de ce Parc de haute montagne.
J’espère que nos efforts de synthèse et de recherche vers un accord unanime ne seront pas vain et que vous saurez prendre du recul et surtout de la hauteur pour oublier les points de détails et ne retenir que les points les plus importants.
Nous ne devons pas perdre le label « parc naturel régional » !
Que ceux ou celles qui ont encore des critiques ou des réserves prennent conscience de l’importance capital de leur vote pour tout le territoire.
Engageons nous pour
- Préserver et valoriser les patrimoines naturels, culturels et paysagers,
- Dynamiser notre économie sociale et touristique,
- Sensibiliser et éduquer les populations à l’environnement
- Mettre en place un écotourisme rayonnant et une agriculture durable exemplaire.
Je voudrais rappeler également que le parc naturel régional du Queyras
- Soutient le pastoralisme,
- Maintient une veille environnementale,
- Participe à la promotion du territoire par ses actions sur le tourisme durable
- Travaille pour la gestion de la réserve naturelle nationale de Ristolas – Mont Viso
- Anime le contrat rivière
- Fédère des actions transfrontalières avec les 4 Parcs naturels italiens,
- Soutient le projet man and biosphère du Mont Viso,
- Participe à la trace verte et bleue de la Région PACA demandée par l’Etat,
- Porte un projet de territoire avec le Pays du grand Briançonnais et les 2 communautés de communes du Guillestrois et du Queyras
- Etc etc…
Et même si parfois le travail n’est pas bien fait et si l’organisation pèche, nous ne devons pas, pour autant abandonner bêtement le label « parc naturel régional »
Pour toutes ces raisons rapidement exposées je vous demande de voter OUI à la nouvelle charte du Parc comme vous le demandent également le Président de la Région Provence Alpes Côte d’Azur, le Président du Conseil Général et Madame la Préfète des Hautes Alpes.
Molines en Queyras le 25 septembre 09

mercredi 4 février 2009

Renouvellement du label Parc naturel régional

Le label « Parc naturel régional » en question


La montagne en s’urbanisant intensément depuis les années 70 a perdu son âme.

Elle ne représente plus le rêve de pureté et de liberté qui habitait nos pensées.

Son statut a changé, elle devient plurielle et vit depuis peu une véritable crise de représentation, amplifiée par le changement climatique, la concurrence des destinations et la prise de conscience environnementale.

A l’heure où près de 80 % des français vivent dans des villes, les espaces protégés de montagne répondent au mieux aux aspirations et aux besoins des citadins.

Ainsi, les espaces protégés de l’arc alpin comprenant les parcs nationaux, les parcs naturels régionaux et les multiples réserves se retrouvent en situation phare. Ils représentent la montagne vivante, la montagne du patrimoine naturel et culturel, la montagne dont nous avons rêvé.

Les statistiques du ministère du tourisme au sujet des analyses concernant l’année 2008 précisent la tendance en signalant une augmentation de fréquentation touristique pour les destinations « Grande nature » où le bien être et l’environnement sont mis en avant.

C’est donc dans cette situation bouleversée et instable que nous devons obtenir pour les 12 prochaines années le nouveau label « Parc naturel régional ». Vaste projet, sérieux défi.

Après un jugement négatif donné au mois de juin dernier par les délégués du Conseil National de Protection de la Nature, le ministère de l’Ecologie et du Développement durable a accepté de donner une seconde chance à notre territoire. Ce délai de 6 mois pour écrire une nouvelle charte et tenir compte des critiques émises au printemps 2008 a été utilisé par les élus du Parc et les membres du Bureau d’étude « Inddigo » pour rencontrer tous les Conseillers municipaux des Communes et les délégués des deux communautés de communes concernées.

Il est important que le Queyras prenne en compte les orientations fondamentales qui lui permettront de valider des actions ambitieuses et précises afin de sauver le territoire d’une urbanisation sauvage

non régulée.

Ces rencontres ont permis de démontrer l’importance du label « Parc naturel régional » et l’enjeu représenté par un développement maîtrisé en phase avec les attentes environnementales souhaitées de plus en plus par nos concitoyens.

Le 19 janvier 2009, au cours de la deuxième rencontre avec le CNPN, les remarques émanant des représentants de l’Etat soulignent de « nombreuse améliorations tant sur la forme que sur le fond » mais regrettent le manque d’engagement des communes et la clarification des rôles et compétences de chaque structure composant le territoire. La stratégie de l’ensemble des collectivités doit converger vers les orientations inscrites dans la charte. Une demande précise est exprimée par le CNPN qui souhaite obtenir rapidement pour l’enquête publique « des objectifs concrets, quantifiés et des échéances déterminées ».

Le Parc naturel régional verra quoiqu’il arrive une suspension de ses prérogatives à compter du 18 avril 2009 et le syndicat mixte sera tenu de poursuivre uniquement les actions engagées avant le 31 mars 2009 pendant les mois nécessaires à la signature des engagements des communes, des communautés de communes devant la Région PACA et l’Etat français.

Ils sont très nombreux, habitants et prestataires, commerçants et artisans, agriculteurs et hébergeurs à solliciter les élus du territoire pour valider au plus vite le label « parc naturel régional » qui tracera la route de l’écotourisme et de l’agriculture durable pour cette montagne à nouveau exemplaire.

Luc Herry

lundi 1 septembre 2008

Conseil syndical du 16 juillet 08 du PNR Queyras

Compte rendu du Conseil Syndical du PNRQ

16 juillet 2008

Présents : voir la liste

Excusés etc..

Le Président Yves Goïc, présente Mme Lancha, la nouvelle Trésorière de la Perception, à tous les administrateurs présents. Cette dernière signale qu’elle est arrivée depuis le 1er juillet et qu’elle se réjouit de participer à notre réunion et de travailler avec le Syndicat Mixte.

Les deux délégués de Ceillac signalent qu’ils n’ont pas été inscrits « présents » dans le compte rendu du Conseil Syndical du 5 juin 2008.

Une rectification est immédiatement réalisée et des excuses sont présentées à ces deux administrateurs. Il s’agit de :

Carole Travers et Michel Chavrot

Le compte rendu est approuvé à l’unanimité

Avant de voter les différentes délibérations, le Président propose de commencer la réunion par le compte rendu de la réunion avec le CNPN (Conseil National de Protection de la Nature) à Paris le 16 juin dernier.

Compte rendu de la rencontre du 16 juin avec le CNPN

Plusieurs erreurs ou dérives signalées par les délégués Gilles Naudet et Serge Urbano

Au niveau de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire il n’y a pas de maîtrise du foncier, ni plan d’aménagement global,

Les terrains agricoles sont récupérés pour implanter des résidences touristiques,

La protection du lit majeur n’est pas suffisante,

L’installation de canons à neige est réalisée sans s’occuper de l’impact paysager.

Pas de cohérence entre les structures institutionnelles du territoire.

La charte présentée est trop lourde et manque de lisibilité.

Nécessité d’avoir des engagements précis des signataires de la future charte pour que celle-ci ait une chance d’aboutir.

Compte rendu de la visite de la délégation de la Fédération des Parcs du 18 juin

Constat que le syndicat mixte est relativement bien accepté par la population, que la Région PACA soutient parfaitement ce territoire, que plusieurs remontées ont été démontées et que la Réserve naturelle de Ristolas n’a pas encore de gestionnaire nommé.

Il faut établir des priorités en définissant des objectifs concrets avec échéances précises.

Protéger les espaces agricoles majeurs (prairie de fauche),

Protéger les espaces naturels les plus sensibles,

Définir les points noirs paysagers et les protéger

Protéger le lit majeur du Guil,

Achever rapidement l’assainissement

Ne pas développer l’enneigement artificiel sans avoir étudier l’impact paysager et les incidences énergétiques.

Etablir une grille de clarification des responsabilités entre les structures du territoire.

Devant toutes ces remarques, les membres du Bureau proposent au Conseil Syndical

D’informer au plus vite la population et les élus par une lettre ouverte,

De réécrire la charte en tenant compte des différents avis de manière à proposer un document solide qui ait une chance d’être accepté par la commission nationale, les communes adhérentes étant seules responsable de leur choix.

Rencontrer le Président de la fédération Jean Louis Joseph et le député de la circonscription Joël Giraud

Rencontrer les Conseillers municipaux entre fin août et le 26 septembre,

Rencontrer les délégués des 2 communautés de communes.

Un débat s’instaure ensuite sur les critiques émises par les délégations et pour un grand nombre de délégués il faut présenter une synthèse ou un canevas aux élus afin d’obtenir un avis et un engagement précis sur les points litigieux.

Il faut effectivement rédiger une charte opérationnelle avec une bonne lisibilité et des chapitres clairs et simples.

Il faut établir un SCOT (schéma concerté d’organisation du territoire) le plus tôt possible.

Il faut revoir les PLU communaux là où cela pose problème.

Il faut établir un vrai partenariat entre les communes et le PNRQ.

Il faut clarifier les relations avec la Région PACA par rapport aux Pays, aux PIT (plans intégrés transfrontaliers), aux Communautés de Communes etc…

Il existe une concurrence entre les services de la Région (l’environnement et l’aménagement du territoire par exemple) qui nuit à un bon suivi des dossiers.

Le Président rappelle que le Parc est un outil de développement au service des communes, donc des élus du territoire. C’est aux élus de prendre leur responsabilité et de répondre

positivement aux remarques stipulées dans les rapport des délégués du CNPN et de la Fédération nationale des Parcs naturels régionaux.

L’embauche rapide d’un architecte urbaniste est validée à l’unanimité.

Le problème des prés de fauche et de l’urbanisation anarchique sont des exemples souvent relatés par les administrateurs.

Oui à un développement maîtrisé et surtout attention à la pression sans cesse montante des promoteurs mais aussi des propriétaires de terrains agricoles qui revendiquent des terres constructibles pour un gain immédiat important sans réfléchir au long terme.

Le thème de la diversification des activités touristiques est également abordé.

Pour un grand nombre il faut généraliser la cette diversification à toutes les communes et pas seulement aux trois communes touchées par le démantèlement des remontées mécaniques.

Il faudrait s’appuyer sur la notion de l’écotourisme, sur la charte européenne du tourisme durable.

Après une heure de débat le Président propose de poursuivre l’ordre du jour et remercie tous les administrateurs de leur participation constructive.

Délibérations :

Une modification d’attribution est proposée afin de pouvoir régler les indemnités votées au cours de Conseil Syndical du 5 juin.

Votée à l’unanimité

Procédure interne des marchés publics :

Il est décidé que le Parc naturel régional du Queyras, comme tout acheteur public, puisse procéder à des actes achats jusqu’à 30 000 € sans convoquer la commission des marchés.

Votée à l’unanimité.

Avenant à la convention relative aux missions du GAL « Pays du grand Briançonnais, des Ecrins au Queyras » :

Action 4 remplacer la somme de 330 000 € par 277 200 € pour la gestion du GAL dont le maître d’ouvrage est le PNRQ.

Action 5 pour la rubrique évaluation inscrire 52 800 €.

La répartition de l’autofinancement est également modifiée.

Votée à l’unanimité.

Financement de la fête du Parc naturel régional du Queyras :

Depuis 2005 la Région PACA à mis en place la fêtes des Parcs dont l’objectif principal est de mieux faire connaître ces espaces protégés au nombre de cinq pour la Région.

Cette fête aura lieu le 28 septembre à Ceillac en même temps que la fête des agneaux.

Une subvention de 10 000 € est demandée.

Votée à l’unanimité.

Projet de contrat pluriannuel de gestion intégrée environnemental :

L’Etat et la Région souhaitent traduire dans les territoires des Parcs naturels régionaux, leur engagement en faveur d’une politique exemplaire de développement durable par un contrat de 2008 – 2013.

Ce contrat présente 3 documents, le cadre de référence, le programme triennal de 2008 à 2010 et le programme prioritaire d’actions à réaliser en 2008.

Il est prévu d’élargir ce contrat au département des Hautes Alpes.

Le programme 2008 reprend les actions prévues pour l’excercice budgétaire en cours dont le montant global est évalué à 1 383 170 €.

Il mentionne les participations statutaires :

Région PACA : 572 000 €

Etat : 95 000 €

Communes : 82 773 €

Département : 71 206 €

Votée à l’unanimité.

Gestion des embâcles générés par la crue de mai 2008 :

La crue de mai 2008 a arraché de nombreux arbres qui sillonnent le lit des torrents et cela nécessite un nettoyage des berges.

Le Président propose que le PNRQ soit maître d’ouvrage pour les communes concernées afin de mener les démarches nécessaires à la remise en état des torrents et des berges.

Une délibération devra être également prise par les communes concernées.

Votée à l’unanimité.

Questions diverses :

Compte rendu de l’Assemblée Générale du Conseil Consultatif des Queyrassins et amis du parc.

Luc Herry signale que la demande pour relancer cette association date du séminaire du 5 juin et que le Président Raymond Mathieu a été contacté par Alain Blanc afin d’organiser cette réunion. Trois membres du Bureau étaient donc présents le 2 juillet 2008.

Un historique a été fait par le Président Raymond Mathieu, complété par Pierre Blanc, Samy Michel et Jean Murard avant d’élire un nouveau Conseil d’administration et de relancer cette association.

Le Conseil se compose de 9 membres élus par tiers chaque année.

Le Bureau comprend :

Président : Stéphane Simiand

Vices Présidents : Pierre Blanc et Hervé Gasdon

Secrétaire : Christophe Thomas

Trésorière : Danièle Blanc

Il est demandé que cette association garde son indépendance par rapport au Syndicat Mixte afin d’éviter les problèmes constatés dans le passé.

Le Président Yves Goïc remercie les délégués et clôt la réunion à 20 h 05.

mercredi 16 avril 2008

Elections minicipales, les délégations

Commune de Molines en Queyras


Délégations intercommunales :

Communauté de communes des Escartons du Queyras:

Francis Martin et Jean Claude Catala

Parc naturel régional du Queyras:

Francis Martin et Luc Herry

Syndicat d’électrification du Queyras:

Christian Fourets et Maurice Gambe

SIVU de la montagne de Beauregard:

Francis Martin et Christian Fourets


Délégations communales :

Permis de construire : Maurice Gambe et Christian Fourets

Eau et ordures ménagères : Francis Martin, Francis Garcin, Christian Fourets, Valérie Garcin, Christophe Thomas et Pierre Elie Blanc

Finances : les 11 conseillers (président : Jean Claude Catala)

Ecole et collège : Christophe Thomas et Anne Pougeol

Crèche et Halte garderie : Monique Martin Mista

Urbanisme, paysage et environnement : Christophe Thomas, Anne Pougeol, Luc Herry, Valérie Garcin et Francis Garcin

Office de tourisme : Francis Garcin, Christelle Caballé, Valérie Garcin et Anne Pougeol

Personnel Communal : Christophe Thomas et Maurice Gambe

Voierie et entretien : Christian Fourets

Déneigement : Christophe Thomas, Maurice Gambe et Luc Herry

Luge, Tennis et marché : Luc Herry et Valérie Garcin

Logements communaux : Christelle Caballé et Francis Martin

Animations sportives : Président de l’office de tourisme et Monique Martin mista

Commission d’appel d’offre : Francis Martin, Valérie Garcin et Francis Garcin

Communication : Valérie Garcin

Calhaura (façades et toitures) : Luc Herry, Christian Fourets et francis Martin

Bibliothèque : Luc Herry

Bureau d’aide sociale : Francis Martin

Coupe affouagère et agriculture : Monique Martin Mista, Francis Martin et Christelle Caballé

Les élections au sein de la Communauté de Communes auront lieu le 17 avril 08 à 18 h 30

à la Maison du Queyras à Aiguilles

Les élections au sein du SIE du Queyras auront lieu le 18 avril à 10 H en mairie de Molines

Les élections au sein du Parc naturel régional du Queyras auront lieu après la pentecôte.

lundi 3 mars 2008

Profession de Foi



Elections municipales de mars 2008

Candidature de Luc HERRY

Gaudissard

Madame, Mademoiselle, Monsieur,


En 1995, vous m’aviez élu en tant que candidat libre. Le poste de délégué à l’Office de Promotion et de suppléant au Syndicat d’électrification intercommunal du Queyras m’avait été confié.

En 2001, réélu sur la liste du Maire, Francis Martin, j’ai obtenu deux délégations, l’une au SIE Queyras et l’autre au Parc naturel régional. J’ai également pris la responsabilité de la Bibliothèque multi-média et de la Régie tennis.

Cette année, je me présente à vos suffrages en candidat libre.

Mon bilan :

Au cours de ce mandat, j’ai pu agir sur le domaine environnemental, social et touristique.

En tant que Président du Syndicat d’électrification du Queyras, j’ai contribué à enfouir les réseaux électriques et téléphoniques dans le quartier du Canton et de l’église ainsi que dans le hameau de Pierre Grosse.

En tant que membre du Bureau du Parc naturel régional et Président de la Commission tourisme j’ai participé :

- A l’élaboration de la charte signalétique et à sa mise en application sur l’axe col Agnel – col de l’Izoard avant qu’elle ne soit votée par toutes les communes du Queyras en septembre 2007.

- A la promotion de notre territoire en créant un partenariat entre le Parc et l’Office de Promotion (salons, brochures et voyages de presse).

- A la démarche environnementale développée dans la charte européenne du tourisme durable à travers la marque Parc et la mise en réseau des prestataires volontaires.

-
Au lancement de l’opération de restauration des façades et toitures de notre commune avec l’association « calhaura » ce qui a généré près de 220 000 € de travaux effectués par les entreprises et artisans locaux.

- A la poursuite de l’action internationale de communication avec le dépôt de candidature de la réserve biosphère du Mont Viso auprès de l’UNESCO.

- Au développement des actions de partenariat avec les communes pour l’entretien et la restauration des sentiers communaux.

Mes objectifs

Développer les logements sociaux afin de permettre aux jeunes de vivre et s’installer correctement dans notre commune. Créer des logements décents pour tous les saisonniers.

Maintenir un cabinet médical sur Molines en l’implantant dans le local actuel de la crèche –halte garderie qui se déplacera au Clot la Chalp.

Relancer le dynamisme de Molines par des actions innovantes en matière de développement touristique adapté à notre patrimoine naturel, source de notre richesse commune. Eviter les constructions intensives de lits touristiques.

Poursuivre et accélérer l’aménagement du front de neige du Clot la Chalp avec la construction de la déviation routière. Pour mémoire, un procès perdu par la commune en l’an 2000 avec pour conséquences 120 000 € de dommages et intérêts à la charge des contribuables et 10 ans de retard !

Créer un espace nordique conséquent et ludique au niveau du pont de l'Ariane dans le hameau de Fontgillarde en s'inspirant du programme de développement durable et solidaire des stations des Alpes du Sud de la Région PACA.

Développer l’intercommunalité pour les services, la promotion et la commercialisation touristiques.

Je compte sur votre soutien.

Bien cordialement

Luc. HERRY

Bilan des actions au PNRQ 2001-2008

Bilan de l’action du Parc naturel régional du Queyras de 2001 à 2008

Mais avant tout, qu’est-ce qu’un Parc naturel régional ?

C’est un territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, qui s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine.

Quelle est sa vocation ?

Le Parc naturel régional a pour vocation de protéger et valoriser le patrimoine naturel, culturel et humain de son territoire en mettant en œuvre une politique innovante d’aménagement et de développement économique respectueuse de l’environnement.

Pour réaliser ces objectifs le Parc a des missions inscrites dans sa charte, renouvelable tous les 10 ans puis tous les 12 ans depuis janvier 2007.

Il réalise, anime, coordonne, stimule, enseigne, développe, sensibilise, accueille, aménage, expérimente, innove, organise, fédère et projette…

C’est un véritable outil au service des habitants du territoire.

Pour un euro versé par les communes ce sont dix euros qui arrivent de l’extérieur !

Les délégués de Molines en Queyras étaient :

Luc Herry et Monique Martin Mista, remplacée par Adolphe Catalin à partir de juin 2007.

Préserver le Patrimoine naturel

- Soutien au pastoralisme confronté au retour du loup depuis 97

- Définition d’objectifs et d’actions pour les sites natura 2000 de Rochebrune, du Haut Guil et du Bois des Ayes,

- Création de la réserve nationale naturelle de Ristolas – Mont Viso,

- Protection du biotop des 3 lacs du vallon de Bouchouse,

- Veille environnementale par les agents de la brigade pastorale,

- Gestion en régie directe du musée du Soum (Recettes de 16 000 € en 2007)

- Restauration du patrimoine (chapelles, bergeries…).

Développer

- Lancement du projet d’agriculture durable et valorisation des produits locaux à travers la marque Parc (pommes de terre, fromage…),

- Dans le secteur du tourisme

o en lançant des actions promotionnelles ciblées

(salon de tourisme vert ou biologique, édition d’un Terre Sauvage spécial Queyras diffusé à 20 000 exemplaires, brochure d’appel saison hiver et saison été en partenariat avec la Communauté de Communes du Queyras, candidature officielle de la réserve biosphère du Mont Viso…),

o en labellisant des gîtes et des chambres d’hôte selon les critères de la charte européenne du tourisme durable,

o en réhabilitant les toitures des bâtiments publics en bardeaux de mélèze

o en installant sur l’axe col Agnel – col de l’Izoard la nouvelle charte signalétique inspirée par le code de l’environnement de 1995. Cette charte vient d’être validée par toutes les autres communes du PNRQ.

o En soutenant l’énergie bois dans le bute de donner au bois toute la place qu’il mérite dans notre paysage énergétique.

- Le partenariat avec l’ONF et le CRPF pour améliorer la gestion de la forêt aussi bien publique que privée,

- L’enseignement sur les technologies de l’information et de la communication pour les associations, les commerçants et les artisans,

- Le pilotage et la mise en œuvre du programme Leader + pour le GAL « Pays du Grand Briançonnais, des Ecrins au Queyras »,

- Par la mise en œuvre du programme interreg pour les territoires transfrontaliers,

- Par la mise en place du réseau bibliothèques multimédia.

Accueillir et sensibiliser

- Education à l’environnement et au territoire pour les écoles du Queyras,

- Création d’une muséographie à la Maison de la Nature (en cours de réalisation),

- Installation d’un système d’information géographique permanent pour le territoire,

Aménager

- Les plans locaux de paysage (le Queyras a obtenu le premier prix méditerranéen pour la protection des paysages en 2007),

- Par le contrat rivière et l’étude réalisée sur la mise en place d’un système assainissement par vallée dont la maîtrise d’ouvrage a été donné à la Communauté de Communes du Queyras,

- Restauration et entretien des sentiers.

Expérimenter et innover

- Projet de réserve biosphère du Mont Viso,

- Recherches sur la forêt subnaturelle,

- Exploitation durable de la forêt.

Organiser et fédérer

- Signature de l’avenant au contrat de Parc 2004 / 2007

- Signature du contrat rivière 2005 / 2009

- création des réseaux de la marque Parc,

- élaboration de programmes concertés d’initiative européenne (ex. création de l’Euro Région avec le Piémont, la Ligurie, Rhône Alpes et Provence Alpes Côte d’ Azur),

- Fêtes du Parc chaque année

Budget 2008

Investissement : 600 000 euros

Fonctionnement : 1 450 000 euros

Région PACA : 720 500 €

Europe : 314 000 €

Etat : 189 000 €

Département des Hautes Alpes : 129 000 €

11 Communes du PNRQ : 82 000 €

Interreg : 23 000 €