samedi 20 juin 2015

Ener'guil lance la première tranche

Création de la centrale villageoise Ener'guil


La SCIC Ener'guil a été créée le lundi 15 juin à la maison du Parc naturel régional du Queyras.
Une quarantaine de sociétaires se sont retrouvés pour valider les statuts, élire le Conseil d'administration et le Président.
Le montant des fonds propres a dépassé les 60 000 € répartis en 2/3 par des habitants du territoire et 1/3 de soutien par des citoyens extérieurs au Queyras.
Le syndicat d'électrification des Hautes Alpes, représenté par son Directeur, Stéphane Raisin, a soutenu cette initiative citoyenne et a annoncé que l'assemblée générale du syndicat mixte fixée au 26 juin devrait s'engager financièrement aux côtés de la centrale villageoise Ener'guil.


Les statuts de la SCIC ont été validés à l'unanimité.

Conseil d'administration:
Président: Alain Blanc
Secrétaire: Bénédicte Peyrot
Trésorier: Luc Herry
Administrateurs:Pierre Blanc, Catherine Bonhomme, Marylène Debrune, Marc Desrousseaux, Célestin Fournier, Caroline Tardy.

Grosse ambiance et de l'énergie à revendre !

Vous recevrez une attestation de votre souscription très prochainement.

L'appel d'offre est en cours jusqu'au 30 juin. Le choix de l'entreprise qui réalisera l'implantation des 10 toits sélectionnés aura lieu le 6 juillet 2015.

vendredi 22 mai 2015

Informations avril 2015

Le Conseil municipal de Molines en Queyras vient de fixer les taux des différentes taxes 2015.
Aucune augmentation prévue.
Taxe d'habitation : 16,98 % (moyenne Hautes Alpes : 11,77 %)
Taxe foncière bâtie : 19,92 % (moyenne Hautes Alpes:15,20 %)
Taxe foncière non bâtie : 65,69 % (moyenne Hautes Alpes 82,34 %)
Étonnant que la taxe foncière non bâtie soit plus faible que la moyenne départementale...

Attribution des aides aux associations :
La crèche « les p'tits loups » : 90 000 €
Elle accueille une vingtaine d'enfants en moyenne
Animagnel : 45 000 €
un salarié et des apéritifs organisés chaque dimanche en saison.
Doit-on maintenir ce genre d'association animation dans chaque commune ?
Club de modélisme : 10 000 €
Un événement annuel pendant un week end d'août qui accueille les passionnés de ce
genre d'activité mais aussi de nombreux camelots qui vendent des jouets fabriqués en chine !
Aucune retombée directe pour les hébergeurs locaux. La subvention devait être intégrée au
fonctionnement de l'association Animagnel.
IT 05: 804 €
Ingénierie territoriale en charge de la supervision des travaux sur la voirie
Trail du Queyras : 500 €
Troisième édition de ce Grand Raid Queyras sur 2 jours le week end du 27 juin
une promotion du territoire pour les forçats du dénivelé.
Label station village : 300 €
ANEM : 231,62 €
L'association nationale des élus de la montagne qui a oeuvré dernièrement pour faire
modifier la période des vacances scolaires en hiver 2016.
Association des maires : 227,81 €
Secours catholique : 200 €
SAFER : 144 €
Hautes Alpes ski de fond : 120 €
Secours avalanches : 110 €
Croix rouge : 110 €
CAF du Guillestrois : 100 €
CAUE 05: 100 €
Une association créée en 1977 qui agit sur l'architecture au service de la qualité de
l'espace public et du cadre de vie des Hautes Alpes. Elle monte les dossiers sur le bardage des
toitures et la rénovation des façades par exemple.
FNACA Guillestre-Queyras : 60 €
la fédération nationale des anciens combattants d'Algérie
Fondation du patrimoine : 50 €
Le souvenir français : 50 €
Une association qui entretient, rénove et fleurit plus de 130.000 tombes militaires.
Comité départemental du tourisme : 49,35 €
Absorbé par l'agence départementale de développement économique et touristique.
Le Conseil municipal a également débattu du soutien à l'opération des énergies renouvelables
lancée par la SCIC « Ener'guil ».
Deux propositions étaient présentées :
achat de 20 parts à 50 € ou de 10 parts.
Le maire soutenait l'achat de 10 parts seulement soit 500 €.
Cette proposition a été validée par 6 voix.
Surprenant de voir que d'un côté les élus n'hésitent pas à subventionner un événement sur le
modélisme à 10 000 € et de l'autre financent au minimum le soutien à l'implantation de panneaux
photovoltaïques qui est une action inscrite dans la charte du PNR Queyras, votée en 2009 par les dix
communes du territoire.

Conseil départemental des Hautes Alpes :
22 (UMP, UDI et divers droite) et 8 (PS, radicaux de gauche, divers gauche et PCF)
Président
Jean-Marie BERNARD (maire de Dévoluy)
1er Vice-Président
Patrick RICOU (maire d' Orcières) développement économique et finances
2e Vice-Présidente
Maryvonne GRENIER (conseillère de Gap) éducation et jeunesse
3e Vice-Président
Marcel CANNAT (maire de Réotier) déplacements et patrimoine
4e Vice-Présidente
Marie-Noëlle DISDIER (conseillère de l'Argentière) cohésion sociale et solidarité
5e Vice-Président
Daniel GALLAND (maire adjoint de Gap) sports et grands événements
6e Vice-Présidente
Bénédicte FEROTIN (conseillère de Gap) patrimoine culturel
7e Vice-Président
Marc VIOSSAT (adjoint au maire d'Embrun) ressources naturelles, énergie, climat et déchets
8e Vice-Président
Gérard TENOUX (maire de Bruis) emploi, insertion, logement social et numérique
9e Vice-Présidente
Marine MICHEL (conseillère de Briançon) syndicats mixtes et plan départemental des espaces
Présidente de Hautes Alpes ski de fond.
Concernant les nominations, Patrick Ricou va reprendre la présidence de l’ADDET 05.
C’est l’un des grands projets de la mandature de l’ancien Président du Conseil Général des Hautes-
Alpes, Jean-Yves DUSSERRE. Une Agence de Départementale de Développement Economique et
Touristique des Hautes-Alpes (ADDET 05) créée le 1er Janvier dernier, regroupant les entités de
l’ex Comité Départemental du Tourisme et les services de l’agriculture, du tourisme et de
l’économie du Département. Une mutualisation des moyens pour un seul et unique objectif :
renforcer l’attractivité des Hautes-Alpes.
Objectif : poursuivre le développement économique et touristique du département. « Il faut mettre
en exergue les filières que nous avons identifiées comme porteuses pour les Hautes-Alpes, c’est-àdire
le tourisme, le bâtiment, le développement du haut-débit. Il faut faire converger les synergies
pour que notre département tire vers le haut son développement économique », explique Patrick
Ricou.
Béatrice ALLOSIA (adjointe au maire de Saint Bonnet) déléguée à l'enfance
Carole CHAUVET (adjointe au maire de Crots) déléguée à la jeunesse
Jean CONREAUX (maire de Vallouise) délégué au commerce, à l'artisanat et aux circuits courts
Valérie GARCIN EYMEOUD (adjointe au maire de Molines) déléguée aux ressources humaines
Brigitte GAUDIN (conseillère municipale de Gap) déléguée aux relations avec les usagers
Christian HUBAUD (maire de Pelleautier) délégué à l'agriculture et aux forêts
Ginette MOSTACHI ( conseillère municipale de Gap) déléguée aux personnes âgées
Arnaud MURGIA (conseiller municipal de Briançon) délégué au développement numérique
Françoise PINET (maire d'Aspres sur Buech) déléguée à la protection maternelle et infantile
Bernadette SAUDEMONT (adjointe au maire de Veynes) déléguée à la vie associative, aux arts
vivants, aux affaires européennes et régionales
Francis ZAMPA (adjoint au maire de Gap) délégué aux affaires militaires
Conseillers départementaux du canton de Guillestre – Queyras
Marcel Cannat (maire de Réotier)
Valérie Garcin Eyméoud (adjointe au maire de Molines)

Le petit train de Saint Véran :
Il a fallu attendre la fin du contrat signé entre la mairie de saint Véran et l'autocariste Petit
Mathieu pour pouvoir trouver une solution au scandale des navettes estivales de Saint Véran.
Aller et retour pour la mine de cuivre 9,70 € par personne !
Ce petit train vous emmènera cet été vers le fond de vallée, à la place de la navette diesel qui
assurait ce service depuis de nombreuses années.
Il pourra emmener jusqu'à 60 passagers.
Le tarif, revu nettement à la baisse sera de 3 € l'aller, 5 € l'aller-retour, gratuit pour les enfants de
moins de 6 ans.
Premier départ 7h30, puis toutes les heures, sauf entre midi et 13h45.
– Arrêt au croisement de l'Observatoire.
- Arrêt à la carrière de marbre, pour la visite de la Mine de cuivre, soit libre, soit
accompagnée et commentée tous les mardis (sauf les 16 juillet et 3 août)
- Continuer à pied vers la chapelle de Clausis (20 à 30 mn) le refuge de la Blanche (1 heure
environ).

L'Office de tourisme du Queyras :
L'inauguration de cette maison du tourisme à Château Ville Vieille devrait avoir lieu vers le
15 juin. Le nouveau Directeur, Pierre Kovacic, que certains ont connu comme Directeur de l'OPTQ
il y a plus de 20 ans, a pris ses fonctions en janvier dernier.

SCIC Ener'guil :
Le plafond de 40 000 € vient d'être dépassé mais vous avez encore jusqu'au 3 juin pour participer à cette opération citoyenne dynamique et prometteuse en achetant des parts sociales à 50 €.

www.centralesvillageoises.fr/queyras ou 06 15 57 41 77

mercredi 4 mars 2015

Un petit investissement pour de grands projets

Le lancement de la capitalisation d'Ener'guil a débuté depuis janvier 2015.
il s'agit de vendre des parts sociales (50 € la part) afin d'obtenir un capital pour lancer la première phase d'installation de panneaux photovoltaïques sur une dizaine de toits des communes du PNR Queyras.

A partir de la quatrième année des dividendes seront versées chaque année aux détenteurs de parts sociales au prorata de leurs nombres de parts. L'objectif de la SCIC est d'atteindre un taux de rémunération des fonds propres de 2 %.

Sur les 30 toitures proposées les meilleurs emplacements ont été choisis par le Conseil d'administration et le bureau d'étude CYTHELIA.

Il s'agit maintenant d'obtenir la souscription de l'équivalent de 40 000 € avant Pâques 2015 pour ensuite avoir le soutien financier de la Région PACA et le prêt bancaire de 80 000 €.

La déclaration de travaux et les promesses de baux pour 20 ans devront être signées avant le 31 mars.

Le loyer annuel symbolique devrait s'élever à 170 € par an pour 70 m2 de surface .
L'installation ainsi que l'étanchéité sont à la charge de la SCIC.

Les recettes générées pour des panneaux photovoltaïques de 60 m2 sont estimées à 2 500 € en moyenne selon la base d'achat en cours actuellement
(26,55 € jusqu'au 31 mars 2015 pour une installation inférieure à 9 kwc).


Création de Ener'guil

Création de Ener'guil

Le 13 novembre 2014  l’association Ener’guil qui préfigure la société civile d’intérêt collectif (SCIC) a été créée à Arvieux à l’initiative d’un groupe de citoyens et d’élus du territoire.

Cette SCIC et ses futures activités s’inscrivent dans les orientations de la charte du PNR Queyras déclinées par le plan énergie.

Elle bénéficie de l’expérience du réseau des centrales villageoises animé dans la Région Rhône Alpes par « Rhônalpénergie environnement », du soutien de l’Europe, de la Région PACA et du soutien technique du PNR Queyras.

Elle a pour objet :
De contribuer par tout moyen, au développement des énergies renouvelables en respectant les patrimoines naturels et paysagers permettant des retombées économiques et sociales positives pour le territoire à partir de ressources locales (soleil, eau, bois…).
De promouvoir l’efficacité énergétique (choix des équipements) et la sobriété énergétique (comportements vertueux) tant auprès des particuliers que des entreprises et des collectivités.
De contribuer au développement d’activités à caractère social et solidaire dans la perspective d’un développement durable : plateforme d’achat groupé de matériels et de savoir faire en matière d’économies d’énergie et d’efficacité énergétique.
De faire en sorte que ces réalisations puissent être reproduites en essaimant son expérience par la diffusion des savoirs  et des bonnes pratiques.

Le Conseil d’administration est composé de 10 membres :

Président : Alain Blanc
Secrétaire : Bénédicte Peyrot
Trésorière : Bernadette Lambert
Trésorière adjointe : Christel Franceschi
Administrateurs :
                Catherine Bonhomme, Jean Claude Bontron, Marylène Debrune, Célestin Fournier, Marc Gesterio, Luc Herry.


lundi 22 septembre 2014

Les élections municipales de mars 2014 dans le Queyras



Le changement a eu lieu  puisque 4 nouveaux maires ont été élus sur 8.
Même si la Communauté de communes du Queyras garde son Président en la personne de Christian Laurens, le Parc naturel régional a aussi un nouveau Président, Mathieu Antoine, Conseiller municipal de Saint Véran.

Sur la commune de Molines la liste présentée par le Maire sortant, Francis Martin a obtenu 8 sièges sur 11 alors que la liste ouverte soutenue par 3 Conseillers de l'opposition n'a eu qu'une seule candidate élue.
A côté de cela deux candidats indépendants ont réussi à obtenir plus de 106 voix.
Le Conseil municipal est donc fortement renouvelé car il ne reste que 3 élus de l'ancienne mandature.

Alors que sera la politique défendue par cette nouvelle équipe ?

Quelle sera sa position par rapport au regroupement des Communautés de communes Guillestrois Queyras?

La création de la future commune Saint Véran Molines verra -t-elle le jour pendant ces 6 années ?

La réforme territoriale avec la suppression du canton d'Aiguilles et l'obligation de la parité des Conseillers Généraux modifiera -t-elle les compétences locales ?

La régie des remontées mécaniques sera -t-elle encore en déficit en 2014 ?

L'aménagement du col Agnel et la protection de tout le secteur Agnel Bouchouse sera -t- il poursuivi ?

Le soutien à la rénovation des sentiers de randonnée sera - t- il abandonné au détriment des évènements
éphémères comme la foire du modélisme ?

L'éclairage public nocturne sera-t-il enfin éteint pour économiser de l'énergie et des dépenses inutiles ?

Les sources d'eau potable seront-elles protégées comme le demande depuis des années les services de   l' Etat ?

La signalétique sera - t -elle en phase avec la nouvelle réglementation du 30 janvier 2012 ?

Que de questions et que de sujets complexes à traiter. Nous restons donc vigilants.


mercredi 1 janvier 2014

2013... Année noire pour le Parc Naturel Régional du Queyras



Depuis 2010, l’année où le label « parc naturel régional » a été renouvelé, le Parc, porteur de nombreux projets européens, a vu son budget quasiment doubler en 2012/2013, sans qu’il y ait eu de modification de sa base statutaire. Des emplois en CDD  ont été crées pour assurer les différentes missions, ce qui a fragilisé la situation financière, engendrant d’abord des difficultés de trésorerie liées à sa montée en puissance.

Ainsi, le Parc a manqué de ressources propres au courant de l’automne 2012 et a même eu des difficultés à assurer le paiement des salaires du mois d’octobre devant le refus des banques à ouvrir une ligne de trésorerie. Heureusement, un organisme bancaire a accepté de prêter un million d’euros pour un an en attendant le versement des subventions européennes toujours décalées dans le temps.

En avril 2013, les élus apprennent que le déficit comptable de la section de fonctionnement s’élève à 246 587 €. En réunion plénière, la Région PACA décide de rattraper le financement des trois dernières années du salaire du Directeur mis à disposition et d’attribuer à titre expérimental une subvention annuelle d’exploitation de 220 000 €.

Le Comité syndical du 15 avril décide de réduire les charges salariales et d’effectuer le plus rapidement possible des économies (suspension des indemnités des Vice-présidents à leur demande, arrêt de la location des bureaux de Guillestre, économies de fonctionnement courant sur tous les secteurs…).

En juin, le Directeur demande la suspension de sa mise à disposition au PNR Queyras et sa réintégration dans les services de la Région PACA, demande qui sera acceptée par les membres du Bureau du Parc.

Au terme de cette année de transition, le Parc doit réussir la mise en adéquation de son plan de charge avec sa capacité financière, ce qui impose d’ajuster les moyens en personnel et de proposer un plan de restructuration qui sera validé par le Comité syndical du 1er juillet 2013.

Sept CDD se termineront au cours de l’année et ne seront pas renouvelés, trois licenciements seront actés et deux départs volontaires seront validés. La réduction de la « voilure » correspond aux réserves financières évaluées pour 2014 et entraînera de fait une diminution conséquente des actions du Parc.
Les cotisations statutaires devraient s’élever à 1 030 000 € et couvrir les salaires d’une bonne dizaine de personnes travaillant sur le cœur de métier du Parc alors que les subventions versées pour les opérations de gestion confiées au PNRQ (Natura 2000, Réserve naturelle nationale de Ristolas mont Viso, contrat rivière etc…) financeront sept salariés.
Les agents qui interviennent sur les sentiers et sur des opérations complémentaires liées à la mise en application de la charte du Parc dépendront du financement des collectivités territoriales et de la dotation régionale d’exploitation.

Concernant la Direction, le Comité syndical du 26 septembre a validé la création d’une Co-direction et la suppression des chefs de pôles.

Il s’agit de recadrer les actions du Parc avec ses moyens pour rétablir l’équilibre financier, de retrouver un climat de sérénité au sein de toute l’équipe, de renforcer la dynamique Parc sur l’ensemble du territoire et de définir rapidement le nouveau programme triennal 2013 – 2015 adapté aux nouvelles possibilités financières et techniques de la structure.

Boris Opolka et Xavier Bletterie sont donc officiellement chargés d’animer cette nouvelle organisation qui devra maintenir les 5 missions fondamentales d’un parc naturel régional :
            Protection et gestion du patrimoine naturel, culturel et paysager du territoire,
            Contribution à l’aménagement de l’espace,
            Promouvoir le développement économique et social,
            Sensibiliser et éduquer le public et les habitants à l’environnement,
            Expérimenter et innover dans nos pratiques quotidiennes.

Ils continueront à mettre en œuvre la charte en ciblant pour 2013 – 2015 les besoins et les attentes au travers des 10 orientations déclinées en 12 projets dont il faudra acter les priorités en :
Ø  Réorientant le cas échéant les projets biodiversité, patrimoines et paysages, eau, écotourisme, urbanisme pour mieux contribuer au développement et aménagement durable du territoire,

Ø  Poursuivant la politique d’éducation à l’environnement,


Ø  Recherchant les possibilités d’expérimentation et d’innovation,

Ø  Mettant l’accent sur le développement et la valorisation des productions primaires locales (agriculture, forêt, énergie) et le développement de l’économie sociale et solidaire.

La création de la réserve Man and biosphère transfrontalière du Mont Viso devrait permettre d’accentuer le sens donné au programme d’actions retenues.


Comme vous le voyez un vaste programme reste à réaliser et seuls le dynamisme et la mobilisation de toute une équipe unie, salariés et élus, pourront réussir ce challenge.

lundi 13 août 2012

Fête champêtre de Gaudissard le 12 août 2012 

Cette année encore les habitants de ce hameau de Molines se sont réunis pour déjeuner ensemble à l’ombre des palétuviers en fleur… Une cinquantaine de personnes ont pu apprécier le plaisir de vivre des instants d’échanges et de discussion autour d’une table sympathique. Moments rares et privilégiés où les habitants locaux peuvent rencontrer les résidents temporaires amoureux du Queyras et propriétaires de chalets ou simplement locataires pendant les vacances estivales.
Le seul élu de l’assemblée, Luc Herry (conseiller municipal de Molines et Vice Président du PNR Queyras) était ravi de se trouver au milieu de cette ambiance décontractée et amicale.
A la fin du déjeuner il a pris le micro pour évoquer les moments forts de cette année au niveau de la vallée.

Construction du télésiège de St Véran: 
Après Ceillac et Abriès, c’est à Saint-Véran qu’un nouveau télésiège a été implanté au lieu de Molines, comme cela était prévu dans le programme défini par le syndicat mixte. L’idée était de rénover l’existant et donc de remplacer les 4 télésièges de Ceillac, d’Abriès, de Molines et d’Arvieux. Mais la construction d’un complexe hôtelier de 4 étoiles a changé la donne et le Conseil Général des Hautes Alpes a soutenu la création du télésiège des Cassettes à Saint-Véran.
Il a été inauguré en février 2012. Son coût : 4,5 millions d’euros, financé pour 450 000 € par le SIVU Molines/St Véran, pour 1 750 000 € par le Département, pour 500 000 € par la Région, un autofinancement du Syndicat Mixte de 528 673 € et un emprunt sur 15 ans de 1 271 327 €.
 Il a vu ses travaux débuter en août 2011 pour s’achever en décembre. Ce télésiège de 4 places arrive au sommet du domaine skiable, à presque 2 600 mètres d’altitude en un peu plus de 10 mn. Long de 1 510 m, d’un dénivelé de 454 m, il affiche un débit provisoire de 1 800 personnes/heure qui pourra être amplifié jusqu’à 2 200.
Mais la Régie des remontées mécaniques du Queyras affiche un déficit de 540 000 € en mai 2012. La vente des forfaits en automne permettrait de récolter 190 000 € environ.
Il manquera à la fin de l’exercice 350 000 €. Aucune banque ne veut prêter de l’argent pour éponger les déficits. Il faudra donc trouver une solution.
La discussion a lieu actuellement pour définir le moyen de calculer une participation des communes. Certains maires voudraient prendre en compte le chiffre d’affaire généré par les remontées mécaniques, la puissance des télésièges et téléskis, la longueur des pistes, le nombre d’habitants etc... D’après Francis Martin, Maire de Molines en Queyras, la commune devrait se préparer à verser 80 000 € pour combler le déficit.

La déviation du Clot La Chalp :
Voilà, le Préfet des Hautes Alpes a enfin validé la construction de cette déviation qui aurait dû être construite en 1995. Elle avait été bloquée par les élus de Molines sous l’impulsion de Jean Garcin (1er adjoint de l’époque) mais la commune a perdu le procès, engagé par Jacques Alberge, en octobre 2000 pour non respect des aménagements prévus sur cette zone. La commune a donc dû payer 736 000 F (112 000 €) à la SCI «Clot la Chalp» et la déviation a dû être construite.
Elle a été retardée à cause des truites et ensuite à cause des grenouilles rousses mais l’enquête publique a pu être réalisée entre le 2 novembre et le 2 décembre 2011. Elle coûtera 1 200 000 €, financés par le Conseil général (500 000 € en 2012 et 500 000 € en 2013).
La commune a dû emprunter à 3,4% pour faire la jonction.
Résultat, cette déviation aura couté à la commune 312 000 € ! L’inauguration est programmée pour le mois d’octobre 2012.

Aménagement du col Agnel et protection du vallon de Bouchouse :
 Il s’agit de valider l’étude pré-opérationnelle pour cet aménagement futur qui est inscrite dans le programme PIT Monviso « l’Uomo et le territoire » relevant du programme européen ALCOTRA 2007-2013 porté par le PNR et financé à 90 %. Cette étude est indispensable pour cerner correctement la problématique du secteur pendant l’été car la sur-fréquentation existe pendant cette période de 5 semaines environ.
La réflexion sur l’aménagement et la requalification paysagère du site « Agnel-Bouchouse- Asti » a débuté il y a plus d’un an, nous sommes maintenant dans une phase d’étude précise sur ce secteur relativement pollué, il est important pour notre commune de bénéficier du soutien de l’Europe et du PNR pour éviter la dégradation irréversible du site.
Depuis cet hiver, une concertation globale entre les prestataires du tourisme, les responsables de la Réserve naturelle nationale de Ristolas Mont Viso, du PNR Queyras et les services de l’Etat a abouti à une convention qui sera signée prochainement par le Préfet des Hautes Alpes.
En effet il n’a pas été accepté que cette réserve soit uniquement ouverte aux pêcheurs et aux chasseurs alors qu’un grand nombre de randonneurs circulaient sur la zone pendant l’été. Des panneaux d’information ont été installés et le garde a été assermenté. Il a déjà dressé 8 PV pour des véhicules qui empruntaient la route forestière du Belvédère du Viso.

Assainissement des refuges :
Une belle opération menée grâce au PIT Risorsa Monviso qui permet d’implanter des fosses septiques de grande capacité, des bacs à graisse et des champs d’épandages sur le refuge de la Blanche, de Basse Rua, du Viso et de Furfande. Le PNR Queyras porte la maîtrise d’ouvrage des travaux et l’entreprise Charles Queyras a obtenu les chantiers qui sont en cours de réalisation.
Tout devrait être terminé pour octobre 2012.

La marque Parc est relancée :
 Elle a pour objectif de valoriser des productions, des "savoir-faire" et des services (prestations d’hébergement, d’accompagnement etc…) qui présentent un « plus » et des « différences positives » par rapport aux offres commerciales standard et qui répondent également à une logique de développement durable.
L’attribution de la marque Parc est précédée par l’élaboration d’une charte de la marque et la signature d’une convention d’utilisation entre le bénéficiaire et le Parc. Elle est valable 3 ans.
Depuis le début de l’année 2012 le réseau inter-filières regroupant des hébergeurs, des artisans, des agriculteurs et des accompagnateurs s'est réuni 6 fois et la commission marque Parc 7 fois. Leur réflexion et leur analyse a permis de finaliser 2 chartes :
- pour les hébergements
- Pour les jouets en bois
Elles devraient être validées par le comité syndical du PNR Queyras puis par la commission nationale de la fédération des Parcs naturels régionaux en septembre.

Agrandissement de la crèche municipale de Molines :
Un gros dossier qui a été porté par Monique Martin Mista, conseillère municipale de Molines et qui permettra d’accueillir une vingtaine d’enfants du pays. Elle est déjà complète et ne pourra pas accueillir les enfants des touristes qui séjournent pendant les vacances scolaires.
C’est un vrai problème car les visiteurs qui ont des enfants cherchent les lieux où ils peuvent de temps en temps faire garder leurs petits. Il y a heureusement la halte garderie de St Véran mais la capacité d’accueil est faible.

Réforme territoriale : 
Le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) permet, conformément aux objectifs fixés par la loi du 16 décembre 2010 portant sur la réforme des collectivités territoriales, la couverture intégrale du département par des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre et la rationalisation des périmètres des différentes structures intercommunales. Le SDCI des Hautes-Alpes, arrêté après la réunion plénière de la CDCI du 23 décembre 2011, prévoit une organisation intercommunale avec 1 communauté d’agglomération, 8 communautés de communes, 20 syndicats mixtes et 45 syndicats de communes.
La communauté d’agglomération de Gap : 24 communes et 55 245 habitants.
La communauté de communes du Briançonnais : 13 communes et 20 731 habitants.
La communauté de communes de l’Embrunais – Savinois : 15 communes et 13 397 habitants.
La communauté de communes du Nord Buëch : 37 communes et 12 795 habitants.
La communauté de communes du Champsaur – Valgaudemar : 29 communes et 10875 habitants.
La communauté de communes du Sud Buëch : 31 communes et 10 633 habitants.
La communauté de communes du Guillestrois – Queyras : 16 communes et 8 251 habitants.
La communauté de communes des Ecrins : 9 communes et 6 764 habitants.
La communauté de communes de Serre Ponçon : 9 communes et 2 303 habitants.
Les présidents des 2 communautés de communes du Guillestrois et du Queyras ont été reçus par le nouveau Préfet des Hautes Alpes en juillet dernier afin de définir le siège de la future communauté de communes Guillestrois – Queyras. (Guillestre ou Aiguilles).
L’accord n’a pas encore été validé ! Il faudra maintenant définir les compétences de cette communauté de communes avant le 1er janvier 2014.

Luc Herry passe ensuite la parole a un invité de marque, il s’agit de Rémi Potey, le célèbre cadranier fresquiste des Hautes Alpes, qui est aussi un photographe remarquable et qui, depuis la dernière assemblée générale des amis du Parc du Queyras, a été élu au Bureau de cette association qui édite le Courrier du Queyras. Une revue très appréciée qui traite en profondeur des sujets concernant le territoire du Parc.

Il remercie puis se présente à l’assemblée où de nombreuses personnes le connaissent déjà pour avoir créé un cadran solaire sur leur chalet ou être intervenu sur une rénovation artistique.
Il donne son avis sur la marque Parc qu’il soutient mais souhaite que pour les produits locaux une attention toute particulière soit donnée à l’agriculture biologique. Il donne l’exemple des bouses de vaches qui auparavant étaient un lieu de vie et qui sont de nos jours devenues un espace de non vie.
Pour lui les agriculteurs ne sont pas assez informés sur la nourriture à donner à leurs bêtes.
Il poursuit son intervention sur l’importance de la biodiversité et des paysages ainsi que sur le contrôle de l’urbanisme en rappelant que Molines en Queyras est la commune des Hautes Alpes où le taux de résidences secondaires est le plus important du département. Il souligne que les jeunes queyrassins ne peuvent plus construire et qu'ils ont des difficultés à se loger sur place devant la montée des prix des terrains et des chalets.
Des échanges ont lieu avec les convives avant que le gong de 16 heures vienne suspendre les débats, le comité d’organisation ayant décidé de démonter l’ensemble du dispositif avant la pluie annoncée par la météo. La pluie ne fera pas son apparition. La fête est finie !